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RÉGIONS:

14 avril 2000

Vol. 09 - 2000 No. 15 (14 avril 2000)


SUR LE MILITANTISME DANS LES MÉDIAS ET LA DÉMOCRATIE

Un regroupement varié de journalistes et de militants participe les 11 et 12 avril à New York à une conférence sur le “militantisme dans les médias et la démocratie”. La conférence est organisée par le “Project Censored”, le “Fordham Justice Project, “Seven Stories Press” et le “Nation Institute”. Les participants et les présentateurs abordent, entre autres questions, la façon dont les médias indépendants peuvent “ouvrir des espaces de changement démocratique et social” et la façon dont les journalistes et les réseaux peuvent travailler ensemble pour contester les contrôles exercés sur les médias par l’entreprise privée et l’État. La conférence donnera également lieu à des discussions sur la façon dont les journalistes peuvent mieux produire et faire circuler des informations qui “concrétisent la culture démocratique et communautaire, pour laquelle nous nous battons”. On discutera aux tables rondes de l’élaboration de nouveaux réseaux d’échanges de nouvelles, tant aux États-Unis qu’ailleurs dans le monde.

LES LOIS SUR LES MÉDIAS SONT CONTESTÉES; AUTRES NOUVELLES

La Munhumutape African Broadcasting Corporation (MABC) conteste certaines dispositions de la Loi nationale du Zimbabwe sur la radiodiffusion, affirmant qu’elles nient le droit à l’information. Selon l’Institut des médias d’Afrique australe (MISA), l’article 27 de la Loi dispose qu’aucune entreprise “autre que la Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC) n’a le droit d’offrir un service de radiodiffusion au Zimbabwe”. Le MABC, qui a formulé cette accusation le 9 février, affirme que l’article 27 contrevient la Constitution.

UNE LOI EN CHANTIER POURRAIT CONDUIRE À LA CENSURE; AUTRES NOUVELLES

En Turquie, le Comité parlementaire de la culture et de l’éducation a adopté dernièrement un nouveau projet de loi en vertu duquel tous les éditeurs et les producteurs de cassettes vidéo sont tenus d’obtenir du ministère de la Culture une approbation officielle et d’apposer une vignette sur les livres et les cassettes. Selon ARTICLE 19, les magasins et librairies dont les articles ne portent pas la vignette sont passibles de fortes amendes et même de fermeture. Le projet de loi, qui doit encore être approuvé devant l’ensemble du parlement, “prévoit la censure, si jamais le ministère de la Culture décide de refuser ou de retarder l’approbation”.
| Pérou

LA LOI ÉLECTORALE PÉNALISE LES MÉDIAS

L’Institut pour la presse et la société (IPYS) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapportent que la Commission électorale péruvienne entend imposer une amende d’environ 84 000 $ US à une station de télévision indépendante, “Canal N”, pour avoir diffusé “par inadvertance” un sondage électoral le 5 avril. Selon l’IPYS, la Commission électorale prétend que la station a contrevenu à l’article 191 de la loi électorale du Pérou qui “interdit aux médias de répandre des informations sur les préférences des électeurs” moins de 15 jours avant l’élection, qui s’est déroulée le 9 avril. Non seulement cette amende est scandaleuse, dit le CPJ, mais l’article 191 lui-même “empêche le plein exercice de la liberté d’expression”. Les résultats du sondage ont été livrés par un des participants à un forum de discussion transmis en direct, malgré que les organisateurs du forum leur avaient donné instruction de ne pas mentionner ces statistiques. Les deux groupes font remarquer que Canal N, qui a déjà critiqué ouvertement le gouvernement, se voit imposer une amende beaucoup plus lourde que les autres radiodiffuseurs ayant commis des infractions similaires dans le passé. D’après l’IPYS, Canal N a offert une couverture équilibrée de la campagne électorale et a joué un rôle essentiel dans le processus démocratique.
| Chine

LES MÉDIAS INDÉPENDANTS PERSÉVÈRENT MALGRÉ LA RÉPRESSION

Dans son rapport sur la liberté de la presse au Tibet, Reporters sans frontières (RSF) constate que rien qu’au Tibet, il existe depuis 1980 une vingtaine environ de publications clandestines, malgré la répression féroce qui les guette. Chacune de ces publications est rédigée à la main et distribuée à raison d’une centaine d’exemplaires, dans des conditions extrêmement risquées pour les rédacteurs, les distributeurs et les lecteurs. Au Tibet persiste la répression systématique de toutes les personnes qui s’expriment en faveur de l’autonomie. Selon le Centre pour les droits de la personne et la démocratie au Tibet, rien qu’en 1999, 62 des 615 Tibétains en prison pour des “raisons purement politiques” purgeaient des peines supérieures à dix ans, et dix autres seraient déjà morts à la suite de tortures. Les personnes en cause sont passibles de quatre ans de prison pour avoir écrit sur les murs “Libérez le Tibet” ou d’autres graffitis en faveur de l’autonomie.


Replacer dans leur contexte les questions de libre expression.

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"Liberia and neighbouring countries...have all been accused of media censorship to cover up the...outbreak".http://t.co/swyo2Rean8 #Ebola