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RÉGIONS:

25 juillet 2000

Vol. 09 - 2000 No. 29 (25 juillet 2000)


| Canada

DES GROUPES DE PRESSE CONTESTENT LA SAISIE DE LEUR MATÉRIEL PAR LA POLICE

Le journal “Toronto Star” rapporte que sept entreprises de presse nationales et régionales du Canada invoquent la liberté et l’indépendance des médias pour contester devant les tribunaux la saisie, que la police de Toronto effectuée récemment, de leurs films et bandes vidéo. À la suite d’une manifestation devant le parlement provincial le 15 juin dernier où se sont produits de violents heurts entre manifestants et policiers, la police a signifié aux entreprises de presse quatorze mandats de perquisition, qui lui ont permis de saisir les bandes des scènes qu’elles ont filmées de ces événements. La manifestation voulait dénoncer l’attitude du gouvernement provincial à l’égard des sans-abri, les manifestants affirmant que certaines politiques sociales du gouvernement avaient mené directement à la crise des sans-abri elle-même qui sévit dans la province.
| Panama

LES LOIS DE CENSURE DEMEURENT, MALGRÉ LES PROMESSES DE RÉFORME

Le gouvernement panaméen n’est pas parvenu à réformer ses lois sur la censure et continue à les invoquer contre les journalistes, déclarent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et l’Association mondiale des journaux (AMJ). Au cours des deux dernières semaines, deux journalistes locaux ont été condamnés à des peines de prison pour avoir, dit le CPJ, “diffamé des représentants de l’État”. Ces lois renferment un vaste éventail de dispositions sur la diffamation et la censure. Aux termes de l’article 386 du code de procédure judiciaire du Panama, le procureur général est habilité à “emprisonner sommairement pendant une période pouvant aller jusqu’à huit jours quiconque l’offense”; ceux qui sont accusés aux termes de cette loi se voient refuser le droit de se défendre.

LES DÉFENSEURS DES DROITS DE LA PERSONNE EN ÉGYPTE

Sept organisations internationales de défense des droits de la personne se sont unies pour dénoncer le gouvernement égyptien, qui continue de détenir les défenseurs des droits de la personne. Selon ARTICLE 19, la déclaration conjointe des sept groupes insiste entre autres sur les cas de Saad El-Din Ibrahim et de Nadia ‘Abd al-Nour, du Centre Ibn Khaldoun, au Caire, dont le procureur de la Sécurité d’État a prolongé récemment les ordres de détention. Le procureur de l’État n’a pu formuler cependant ni des accusations précises, ni indiquer les dispositions juridiques en vertu desquelles ces personnes sont accusées. Pour les signataires de la déclaration, les accusations “sont tellement imprécises qu’elles ne permettent pas à la défense de contester la légalité de l’ordre d’incarcération”. D’après les avocats de la défense, les charges semblent reliées à plusieurs accusations, dont celle d’avoir “obtenu des fonds étrangers sans la permission des autorités, falsifié des documents électoraux et diffusé des informations fausses, nuisibles à l’Égypte”. Aux termes du Décret militaire numéro 4, l’accusation de réception d’argent de l’étranger sans permission gouvernementale entraîne une peine minimale de sept ans d’emprisonnement.

DES MÉDIAS INDÉPENDANTS ET D?OPPOSITION PREND DE L?AMPLEUR; AUTRE NOUVELLES

La violence de l’État contre les militants de l’opposition s’accroît, affirme Human Rights Watch (HRW). Alors qu’auparavant le harcèlement policier et les mauvais traitements “se limitaient surtout à la détention et aux interrogatoires”, depuis quelques semaines un nombre croissant d’étudiants et de militants sont passés à tabac par les policiers ou par des “hommes de main” agissant, croit-on, pour le compte des autorités serbes. “Depuis juin, les militants d’opposition sont la cible non seulement de mesures de détention, mais aussi de violences physiques”, rapporte HRW. Des représentants d’un groupe antigouvernemental, “Otpor” (Résistance), que le gouvernement décrit constamment comme un groupe “fasciste” et “terroriste”, sont passés à tabac parce qu’ils transmettent les informations d’Otpor ou parce qu’ils arborent le symbore d’Otpor. Selon HRW, le groupe, dont la popularité et les appuis grandissent rapidement, “exige la tenue d’élections libres en Serbie et organise dans les rues des manifestations où il tourne en ridicule les politiques du gouvernement”.

DES JOURNALISTES SONT TOUJOURS EMPRISONNÉS; RÉOUVERTURE DE UNIVERSITÉS

Dans le monde entier, les gens sont invités à signer la pétition que Reporters sans frontières (RSF) présente sur Internet et qui demande la remise en liberté de la journaliste et romancière birmane San San Nweh, qui purge depuis 1994 une peine de dix ans de prison pour, dit RSF, “avoir produit et envoyé des reportages antigouvernementaux à des stations de radio internationales et à des journalistes étrangers de passage dans le pays”. Détenue depuis cinq ans dans des conditions très dures à la prison Insein de Rangoon, San San Nweh a participé en 1988 aux mouvement en faveur de la démocratie en Birmanie par la publication de deux magazines, “Gita Pade-tha” et “Ein-met-hpu”. Son mari et sa fille ont aussi été incarcérés. La pétition est affichée sur le site de RSF à http://www.rsf.fr.">http://www.rsf.fr">http://www.rsf.fr.


Replacer dans leur contexte les questions de libre expression.

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