6 août 2002

SIGNENT LA DÉCLARATION D?ACCRA SUR LE LIBÉRIA


L’Institut des médias d’Afrique australe (MISA), ARTICLE 19-Afrique et l’Union des journalistes d’Afrique de l’Ouest (UJAO) se sont joints à 50 autres défenseurs africains des droits de la personne et de la société civile et ont publié une déclaration qui appelle à la fin de l’impunité et des violations des droits, qui sont monnaie courante sous le régime du dirigeant libérien Charles Taylor.

«Des agressions flagrantes perpétrées contre les droits des citoyens libériens, y compris des attaques contre les médias, restent impunies et ne font l’objet d’aucune enquête, ce qui institutionnalise la culture de l’impunité comme instrument de pouvoir», disent les groupes, qui pressent l’Union africaine et les Nations Unies d’ouvrir des enquêtes sur les violations des droits de la personne et d’accroître la protection des réfugiés libériens et l’aide à leur apporter.

Les groupes se sont rencontrés à Accra les 22 et 23 juillet à l’occasion d’une conférence organisée conjointement par la Fondation pour les médias en Afrique de l’Ouest (MFWA), basée au Ghana, et le Center for Democratic Empowerment, du Libéria.

La MFWA a fait une présentation au cours de laquelle elle a dressé l’inventaire des violations des droits de la personne commises depuis 1997 sous le régime de Taylor. Les participants ont déclaré que les campagnes internationales avaient été d’un très grand secours pour les défenseurs des droits de la personne au Libéria, et ils se sont engagés à surveiller la situation et à en parler devant la communauté mondiale.

Dans un rapport sur la situation des droits de la personne au Libéria, publié récemment, Le groupe Human Rights Watch (HRW) constate que le gouvernement du président Taylor continue de fonctionner sans rendre de comptes, «dans l’indépendance d’un système judiciaire inefficace et d’une assemblée législative qui courbe l’échine par peur de l’exécutif».

Depuis le début de la dernière incursion rebelle, à la mi-2000, le gouvernement tolère de moins en moins la dissidence, indique le groupe. Depuis l’imposition de l’état d’urgence en février, le Libéria subit l’accroissement des mesures de harcèlement contre les groupes de la société civile et les médias indépendants.

Voir le rapport de HRW sur le Libéria (www.hrw.org).">http://www.hrw.org/wr2k2/africa7.html">www.hrw.org).

Pour plus de précisions sur la conférence du Libéria, communiquer avec le MISA à (director@misa.org.za), avec ARTICLE 19-Afrique (johnb@article19.org.za), ou avec l’UJAO (kawalpha@sentoo.sn).">mailto:director@misa.org.za">director@misa.org.za), avec ARTICLE 19-Afrique (johnb@article19.org.za), ou avec l%26#8217;UJAO (kawalpha@sentoo.sn).

Pour obtenir un exemplaire du rapport de la MFWA sur le Libéria, communiquer avec la MFWA par courriel à mfwa@africaonline.com.gh.




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