25 février 2010
Communiqué de l'IFEX, Vol 19, No 8
International

Des défenseurs des droits de la personne qui se trouvent sur la ligne de front partout dans le monde ont rencontré le président des États-Unis Barack Obama à la Maison Blanche le 18 février pour discuter de ce que peuvent faire les États-Unis pour s’attaquer aux menaces qui pèsent sur la liberté d’association et d’expression. La rencontre avait été aménagée dans le cadre d’un sommet sur les droits de la personne organisé par Freedom House et Human Rights First, et comprenait des dizaines de militants de 27 pays.
Égypte
Lors d’une revue du bilan de l’Égypte au chapitre des droits, revue effectuée le 17 février par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, des ONG égyptiennes, dont l’Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS), le Réseau arabe d’information sur les droits de la personne (Arab Network for Human Rights Information, ANHRI) et l’Organisation égyptienne de défense des droits de la personne (Egyptian Organisation for Human Rights, EOHR), ont appelé le gouvernement à s’attaquer sérieusement aux violations des droits de la personne. Deux jours plus tard, l’Égypte acceptait certaines réformes et en rejetait d’autres.
Irak
Un reporter irakien a été enlevé par des individus armés la semaine dernière à Kirkouk, selon ce que rapportent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Reporters sans frontières (RSF) et l’Institut international de la presse (IIP).
Libye
Les autorités libyennes font la guerre aux journalistes qui critiquent les violations commises par le régime, rapportent Human Rights Watch et Reporters sans frontières (RSF). À la fin janvier, les autorités se sont attaquées à la liberté de la presse en bloquant plusieurs sites web indépendants et d’opposition, et en suspendant les éditions de deux journaux privés. La semaine dernière, quatre journalistes de la radio qui couvraient des affaires de corruption ont été arrêtés.
Pakistan
Un journaliste pakistanais qui couvrait les querelles entre groupes locaux a été abattu le 17 février dans la province de Sindh, selon ce que rapportent la Fédération internationale des journalistes (FIJ), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF).
Zimbabwe
L’entente de partage du pouvoir conclue l’an dernier au Zimbabwe reconnaissait le droit à la liberté d’expression, mais les médias demeurent muselés et les journalistes continuent de se heurter à l’intimidation et aux arrestations, selon ce que rapportent les membres de l’IFEX.
Somalie

Un journaliste de la radio de Somalie a été enlevé le 21 février par des militants d’Al-Shabaab, selon ce que rapportent le Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists, NUSOJ), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et d’autres groupes membres de l’IFEX.
Costa Rica
Victoire pour la liberté de la presse : un tribunal du Costa Rica a réformé récemment une loi sur la presse en éliminant une disposition qui prévoyait des peines de prison pouvant aller jusqu’à 120 jours pour diffamation écrite, rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
Colombie
L’espionnage illégal constitue l’une des menaces les plus graves à la liberté de la presse en Colombie, indique la Fondation pour la liberté de la presse (FLIP) dans son rapport de 2009 : « Interceptaciones y seguimientos ilegales : grave intimidación al periodismo colombiano » (L’écoute électronique et la surveillance illégales : Grave intimidation du journalisme colombien).
International

Le journaliste sri-lankais Lasantha Wickrematunge, ancien rédacteur en chef du « Sunday Leader », a été proclamé à titre posthume Héros mondial de la Liberté de la presse par l’Institut international de la presse (IIP). Wickrematunge, qui a été assassiné en janvier 2009, était un critique tenace des violations perpétrées par le gouvernement sri-lankais et le Front de libération des Tigres de l’Élam Tamoul (LTTE). Les journalistes du « Sunday Leader » continuent à travailler dans des conditions dangereuses, et certains d’entre eux ont reçu des menaces de mort.