17 novembre 2010
Communiqué de l'IFEX, Vol 19, No 45

Les journalistes en Afrique sont le groupe des défenseurs des droits de la personne le plus persécuté du continent. Ce fut donc une grande victoire pour les membres de l'IFEX que la libre expression et la protection des journalistes soient portées à l'ordre du jour pour la première fois dans l'histoire du forum des ONG, qui s'est tenu du 7 au 10 novembre, avant la 48e session de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (ACHPR) à Banjul, en Gambie. Leurs recommandations vont inspirer - et aussi influencer, espère-t-on - l'ACHPR, dont la réunion prendra fin le 24 novembre.

Après presque huit ans de détention, la militante la plus célèbre de Birmanie, Aung San Suu Kyi, vient d’être libérée. Mais sa libération survient quelques jours à peine après que la junte birmane eut crié victoire dans les élections bidons organisées dans le pays, et alors que plus de 2 000 autres prisonniers politiques restent enfermés. Les membres de l’IFEX à travers le monde, qui font vigoureusement campagne en faveur de Suu Kyi ont salué dans sa libération le « premier pas » vers la liberté en Birmanie.

La forêt de Khimki, d’une étendue de 1 000 hectares près de Moscou, abrite une faune composée de renards, d’élans, de sangliers et d’un certain nombre d’espèces d’insectes et de plantes considérées comme menacées. Alors, quand les autorités locales ont commencé à construire une nouvelle autoroute de 8 milliards de dollars qui doit traverser la forêt afin de relier Moscou à Saint-Pétersbourg, cela n’a pas plu à la communauté locale. Un journaliste qui couvrait le projet a été brutalement agressé plus tôt ce mois-ci, tandis qu’un autre a été reconnu coupable de diffamation contre le maire qui a ordonné l’autoroute, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Center for Journalism in Extreme Situations, CJES), la Fondation pour la défense de la glasnost, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Comité le des écrivains en prison du PEN International (WiPC) et d’autres membres de l’IFEX.

La propriété, entre les mains du premier ministre Silvio Berlusconi, de la plus puissante société privée de radiodiffusion d'Italie - et sa disposition affichée à s'en servir pour influencer le radiodiffuseur public du pays - portent de durs coups à la diversité des nouvelles à la télévision italienne, a conclu l'Institut international de la presse (IIP) lors d'une récente mission d'étude sur la liberté de la presse dans le pays.

Le blogueur égyptien Kareem Amer, dont l'affaire a symbolisé la lutte pour la libre expression dans le cyberespace, vient d'être remis en liberté après avoir purgé quatre ans de prison pour avoir insulté l'islam et le Président Hosni Moubarak, selon ce que rapportent Reporters sans frontières (RSF), le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC) et le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI).

La FIJ invite le public à se préparer à une Journée mondiale d’action le 23 novembre afin de souligner le premier anniversaire de la pire atrocité jamais commise le même jour contre la communauté journalistique.

Le centre Citizen Lab, dont le siège est à Toronto et qui a débusqué l’un des plus importants réseaux d’espionnage de l’Internet, sera fêté par les Journalistes canadiens pour la liberté d’expression (CJFE). Le laboratoire a remporté le prix Vox Libera 2010 du CJFE, décerné chaque année à un particulier ou à une organisation du Canada qui se consacre à la défense de la libre expression. Cette année, le CJFE reconnaîtra également cinq journalistes du Mexico et du Cameroun pour l’intrépidité de leurs reportages.

Il est encore temps de s’inscrire au concours « Prêtez votre voix aux sans-voix », la première ronde de sélection prenant fin le 15 mars. Postez votre vidéo, votre chanson ou vos paroles sur les crimes commis contre les journalistes, ou votez pour votre document favori. Le gagnant verra sa chanson enregistrée de manière professionnelle. Pour plus de renseignements, consultez le site web de
« Lend Your Voice », accessible en anglais, en espagnol et en portugais.