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16 mars 2011

Communiqué de l'IFEX, Vol 20, No 11


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Une loi répressive sur les médias musèle la presse; des milliers de personnes descendent dans la rue pour protester

Trente mille personnes sont descendues dans la rue hier à Budapest pour exprimer leur soutien à la liberté de la presse après que le parlement hongrois eut modifié le 7 mars une loi controversée sur les médias. Cette loi permet de condamner les gens à une amende de 100 000 euros, d'interdire les médias et de dicter leur contenu - et elle est placée sous le contrôle d'un Conseil des médias composé de personnes désignées par le parti au pouvoir, selon ce que rapportent le Réseau du Sud‑Est de l'Europe pour la professionnalisation des médias (South East European Network for Professionalization of Media, SEENPM), l'Organisation des médias du Sud‑Est de l'Europe (South East Europe Media Organisation, SEEMO), groupe affilié à l'Institut international de la presse (IIP), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF).
| Libye

Un journaliste d'Al-Jazira est tué; plusieurs journalistes sont détenus, tabassés et portés disparus

Après avoir invité les journalistes étrangers en Libye, les forces favorables à Muammar Kadhafi font tous les efforts pour imposer un black-out de l'information en confinant les journalistes à leurs hôtels et en agressant et en détenant ceux qui tentent de couvrir la nouvelle sur les manifestations d'hostilité au régime et sur la violence contre les civils. Et tandis que les forces loyales à Kadhafi combattent les insurgés, les attaques meurtrières contre les journalistes se multiplient, indiquent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Reporters sans frontières (RSF) et d'autres groupes membres de l'IFEX. Un journaliste d'Al-Jazira a été tué le 12 mars dans une embuscade tendue aux limites de Benghazi, tandis que trois journalistes de la BBC ont été détenus pendant 21 heures et torturés.
| Yémen

Les témoins étrangers sont retirés de la circulation; les reporters et les activistes locaux sont attaqués et enlevés

Des protestations acharnées se poursuivent au Yémen tandis que des milliers de personnes affrontent les balles tirées par les forces de sécurité Les autorités yéménites ont arrêté et déporté au moins six journalistes étrangers après la couverture d'attaques menées par le gouvernement qui ont fait sept morts chez les manifestants de Sana'a pendant le week-end. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Reporters sans frontières (RSF) et l'Institut international de la presse (IIP) craignent que ces déportations plantent le décor en vue d'une répression accrue des journalistes locaux et d'une violence encore plus grande contre les manifestants. Et tandis que des milliers de personnes continuent à défiler dans les rues pour exiger le départ immédiat du Président Ali Abdullah Saleh, des tireurs embusqués visent les manifestants sans armes pendant que les forces de sécurité arrêtent les blessés dans les hôpitaux, selon ce que rapporte Human Rights Watch.

Le réseautage social appelle à protester; des activistes sont détenus

Manifestants de l’opposition à Bakou le 12 mars Plusieurs centaines de manifestants azerbaïdjanais sont descendus dans les rues dans la capitale, Bakou, la semaine dernière, déterminés à exiger le respect de leurs droits après avoir observé les soulèvements au Moyen-Orient. Ils demandaient la démission du Président Ilham Aliyev. L'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters Freedom and Safety, IRFS) et d'autres groupes membres de l'IFEX rapportent que les autorités ont arrêté des activistes qui invitaient leurs concitoyens à protester contre les politiques et la corruption gouvernementales, qu'elles ont détenu de nombreux manifestants et évincé de leurs bureaux plusieurs organisations non gouvernementales.

Ajoutez votre voix et soutenez la justice pour les journalistes assassinés

Au cours des prochaines semaines, la Cour d'appel des Philippines devra décider si le cerveau présumé du massacre d'Ampatuan de novembre 2009, Zaldy Ampatuan, doit être retiré de la liste des suspects. Les groupes de défense des médias des Philippines, dont le CMFR, qui est membre de l'IFEX, invitent toutes les personnes et organisations concernées à faire parvenir une lettre à la Cour d'appel à la veille de l'annonce de la décision.

On sollicite des mises en nomination en vue de l'attribution du prix international Hrant‑Dink

Le prix Hrant-Dink est décerné à des particuliers, à des organisations ou à des groupes qui travaillent pour un monde plus juste, libéré de la discrimination, du racisme et de la violence, et qui courent des risques personnels afin d'atteindre ces objectifs. Tandis qu'elle sollicite des mises en nomination en vue de l'attribution du prix de cette année, la Fondation Hrant-Dink rappelle à tous ceux qui luttent pour la réalisation de ces objectifs que leur voix est entendue et que leur travail est visible.


Replacer dans leur contexte les questions de libre expression.

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