17 août 2011

Communiqué Vol 20, No 32


Syrie

La Ligue arabe rompt le silence et condamne le massacre des manifestants par Assad; des journalistes disparaissent

La ville portuaire de Latakia est assiégée cette semaine tandis que le régime du Président poursuit sa guerre contre les dissidents syriens Tandis que le Conseil de sécurité des Nations Unies et la Ligue arabe exigent que le régime syrien mette fin à sa sanglante répression des manifestants, les forces de sécurité poursuivent leur brutal assaut, rapportent Human Rights Watch et le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arab Network for Human Rights Information, ANHRI). Au mépris des exigences internationales, la poussée militaire agressive du Président Bachar al-Assad pour annihiler les manifestations pendant le mois sacré du Ramadan a fait 40 morts au cours de la dernière semaine dans la ville portuaire de Latakia. Le régime a aussi enlevé des journalistes et des blogueurs dissidents tandis qu'il poursuit sa guerre contre l'information, selon ce que rapporte Reporters sans frontières (RSF).

Royaume-Uni

Le Premier ministre envisage d'interdire les médias sociaux et s'ingère dans l'indépendance de la rédaction des journalistes

David Cameron a répondu à l'agitation sociale par des plans pour fermer les médias sociaux et a demandé aux journalistes qu'ils remettent des bandes vidéos des émeutes Dans le sillage des émeutes survenues ce mois-ci en Angleterre, le gouvernement du Premier ministre David Cameron envisage d'interdire les sites de réseautage social comme Twitter et Facebook afin d'empêcher des émeutiers présumés de partager des messages en ligne pour fomenter la violence. Cameron a en outre appelé les radiodiffuseurs à remettre à la police les séquences filmées non utilisées des émeutes. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF) préviennent que la censure n'empêche pas l'agitation sociale et que le partage de données personnelles avec la police constitue un précédent troublant.

Burundi

Le gouvernement étouffe la critique par le harcèlement judiciaire

Avec une magistrature vulnérable à l'ingérence politique, les autorités burundaises se profilent derrière une série d'arrestations de journalistes et de juristes et de sommations d'inspiration politique destinées à étouffer la critique publique, selon ce que rapportent Human Rights Watch, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF).

Birmanie

Les artistes vivement critiqués; le magazine « Irrawaddy » se souvient du soulèvement de 1988

Le magazine « Irrawaddy » se bat depuis 17 ans contre la censure de la junte En Birmanie, un photojournaliste risque de passer 23 ans derrière les barreaux, un artiste hip hop politique récemment libéré de prison a été interdit de donner un spectacle à une fête de charité, et une troupe de danse est contrainte de donner un spectacle devant une commission de censure, selon ce que rapporte Mizzima News. À l'extérieur du pays, le rédacteur en chef en exil du magazine « Irrawaddy » marque l'anniversaire, en août, du soulèvement de 1988 qui fut écrasé impitoyablement par le même régime qui continue de réduire au silence artistes et écrivains dissidents, rapporte Reporters sans frontières (RSF).

International

L'ONU publie un guide essentiel pour la compréhension des droits de la personne

Connaissez-vous bien vos droits ? Qu'est ce que cela veut dire que d'avoir le droit d'être protégé, de protester, d'avoir la liberté d'association ou le droit de s'adresser à des organismes internationaux ? La Rapporteure spéciale des Nations Unies Margaret Sekaggya vient de lancer un guide essentiel sur le droit de défendre les droits de la personne, qui vise à favoriser une meilleure compréhension des défenseurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies et à prendre davantage conscience des dangers auxquels ils s'exposent.

Bahreïn / Prix

Le militant bahreïni des droits de la personne Nabeel Rajab se voit décerner le Prix Ion-Ratiu de la Démocratie

Nabeel Rajab À titre de président du Centre des droits de la personne de Bahreïn (Bahrain Centre for Human Rights, BCHR) et en tant que l'un des plus éminents militants des droits de la personne de son pays, Nabeel Rajab est suivi de près par le gouvernement, empêché de sortir du pays, tabassé et harcelé. La résidence familiale a été attaquée aux gaz lacrymogènes et par des invasions armées. Une nuit, tandis qu'il dormait, des dizaines d'inconnus masqués ont fait irruption chez lui et l'ont enlevé, l'ont trimballé en voiture toute la nuit et l'ont agressé - avant de le ramener chez lui. Le Centre International Woodrow-Wilson (Woodrow Wilson International Center), basé à Washington, lui rend hommage cette année en lui décernant le prix Ion-Ratiu de la démocratie (IRDA) afin de reconnaître sur la scène internationale son courageux combat pour la démocratie à Bahreïn.
 
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