Derrière le tape-à-l’œil de l’Eurovision, une situation « alarmante » de la libre expression, dit une coalition de groupes internationaux de défense des droits. - Agissez! Appuyez les droits de la personne en Azerbaïdjan - Pétition sur vidéo : Chantez pour la Démocratie - Page Eurovision Azerbaïdjan de Human Rights Watch - Campagne d’Amnistie Internationale l’Azerbaïdjan a peur
En mai prochain, l’Azerbaïdjan sera le pays hôte de l’un des événements non sportifs les plus suivis dans le monde, à savoir le Concours de la chanson Eurovision. Ce concours populaire - qui a donné naissance au groupe ABBA - oppose des artistes de 56 pays d’Europe et des alentours qui tentent de faire connaître le prochain gros succès. Pourquoi alors le branle-bas de combat chez les membres de l’IFEX ?
Les membres de l'IFEX exigent des réponses de la part du gouvernement azerbaïdjanais après que le journaliste et écrivain à la plume acérée Rafik Tagi est mort à l'hôpital le 23 novembre des suites d'une agression au couteau. Le Groupe international de partenariat pour l'Azerbaïdjan (International Partnership Group for Azerbaijan, IPGA) a émis une déclaration conjointe dans laquelle il condamne cet assassinat et demande la fin de l'impunité qui menace les journalistes azerbaïdjanais.
Au début du mois, de nombreux membres de l'IFEX ont rencontré Celia Davies, une Britannique qui travaille comme permanente à l'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters' Freedom and Safety, IRFS) d'Azerbaïdjan, pour la première fois à la conférence de l'IFEX à Beyrouth. Le choc n'a été que plus violent la semaine dernière, lorsque Davies et la journaliste pigiste américaine Amanda Erickson ont été gravement tabassées tandis qu'elles rentraient chez elles - vraisemblablement à cause de leur travail de défense des droits de la personne, dit l'IRFS.
L'emprisonnement du journaliste azerbaïdjanais Eynulla Fatullaïev a pris figure de symbole de la bataille qui se déroule dans le pays en faveur de la libre expression. Après quatre ans de prison pour des motifs politiques, Fatullaïev a été remis en liberté le 26 mars à la suite d'une grâce présidentielle. Il a subi des années de menaces, d'attaques et de poursuites en représailles à ses écrits, même avant son incarcération de 2007. Après des années de campagne intensive en faveur de sa remise en liberté, l'Institute for Reporters Freedom and Safety (IRFS) et d'autres groupes membres de l'IFEX se réjouissent à la nouvelle de sa libération. Cette libération s'inscrit dans l'amnistie générale touchant les prisonniers politiques, qui marque le 28 mai, Jour de la République.
Plusieurs centaines de manifestants azerbaïdjanais sont descendus dans les rues dans la capitale, Bakou, la semaine dernière, déterminés à exiger le respect de leurs droits après avoir observé les soulèvements au Moyen-Orient. Ils demandaient la démission du Président Ilham Aliyev. L’Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters Freedom and Safety, IRFS) et d’autres groupes membres de l’IFEX rapportent que les autorités ont arrêté des activistes qui invitaient leurs concitoyens à protester contre les politiques et la corruption gouvernementales, qu’elles ont détenu de nombreux manifestants et évincé de leurs bureaux plusieurs organisations non gouvernementales.
L’Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters’ Freedom and Safety, IRFS), ainsi que d’autres groupes membres de l’IFEX accueillent favorablement la décision de l’Azerbaïdjan la semaine dernière de libérer deux blogueurs d’opposition dont l’incarcération avait déclenché un tollé international. Mais il y a d’autres activistes et journalistes toujours en prison qui devraient eux aussi être libérés immédiatement, disent les membres de l’IFEX.
Le rédacteur azerbaïdjanais Eynulla Fatullaïev croupit en prison depuis avril 2007 sur la foi d’accusations bidon - en dépit d’un jugement de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) cette année qui exigeait sa remise en liberté, selon ce que rapporte l’Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters’ Freedom and Safety, IRFS). Cette affaire met en lumière l’échec du gouvernement azerbaïdjanais, incapable de se conformer à ses engagements internationaux en matière de libre expression - et risque de saper la légitimité des élections du 7 novembre, disent les membres de l’IFEX, dont six groupes sont revenus récemment d’une mission d’étude conjointe sur la situation de la libre expression dans le pays.
Après plusieurs années, deux rédacteurs et un journaliste demeurent incarcérés en Azerbaïdjan à cause de leur critique inlassable du gouvernement, rapportent l'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters Freedom and Safety, IRFS) et d'autres membres de l'IFEX. Dans une lettre ouverte au président Ilham Aliyev, l'IRFS exige la fin de la persécution des journalistes et des médias de masse, et affirme qu'elle constitue une entrave au développement démocratique du pays.
L'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters Freedom and Safety, IRFS) et Reporters sans frontières (RSF) rapportent que le procès de deux jeunes blogueurs d'Azerbaïdjan qui font face à des accusations de « hooliganisme » et de « violence physique délibérée », dont les auditions ont commencé le 16 septembre, est déjà marqué par des irrégularités et par l'arrestation de personnes venues les appuyer.
L'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters' Freedom and Safety, IRFS), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Human Rights Watch et ARTICLE 19 s'interrogent sur le décès d'un journaliste azéri mort en détention, et indiquent qu'une attention médicale insuffisante pourrait avoir contribué à son décès.
Le parlement d'Azerbaïdjan a adopté le 30 juin une nouvelle loi sur les organisations non gouvernementales, mais il a éliminé plusieurs amendements controversés auxquels s'opposaient fortement les groupes membres de l'IFEX et d'autres groupes internationaux de défense des droits de la personne, selon ce que rapportent l'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute for Reporters' Freedom and Safety, IRFS) et le Service en langue azérie de RFE/RL.