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RÉGIONS:

LES AUTORITÉS SONT IMPLIQUÉES DANS LA DISPARITION D?UN CAMÉRAMAN

La détérioration des conditions de la liberté d’expression représente un sérieux obstacle à des élections libres et honnêtes au Bélarus, indique un nouveau rapport d’ARTICLE 19. Intitulé "The Mechanics of Repression" [Mécanique de la répression], le document évalue les chances d’une élection présidentielle, prévue pour le 9 septembre, où les règles du jeu sont les mêmes pour tous.

"Depuis son accession au pouvoir en 1994, Alexandre Loukatchenko mène activement campagne contre tous les secteurs de la société civile, dans le but d’écraser toute dissidence", dit ARTICLE 19, qui constate que les médias non contrôlés par l’État sont tout particulièrement visés. L’État a déposé tout un arsenal de nouveaux projets de loi destinés à étouffer la libre expression. Un certain nombre de personnalités connues sont "disparues" sans explications. Des vérifications fiscales arbitraires et prolongées, une emprise toujours plus étouffante sur l’accès aux imprimeries, les pressions gouvernementales sur les annonceurs et sur ceux qui louent leurs installations à des publications d’"opposition", et la manipulation du système étatique de distribution des publications, tous les moyens sont bons pour harceler la presse qui n’appartient pas à l’État. Par contre, ARTICLE 19 constate que les publications contrôlés par l’État jouissent de subventions formelles et informelles qui leur permettent de maintenir artificiellement bas le prix de l’exemplaire.

"Il faut rendre hommage à la persistance et à la détermination des professionnels de la presse touchés par ces mesures, qui malgré les pressions incessantes du gouvernement et la détérioration du climat économique, s’arrangent pour faire paraître au Bélarus des journaux qui n’appartiennent pas à l’État." Le rapport intégral est accessible à www.article19.org.">http://www.article19.org/docimages/1060.htm">www.article19.org.

Entre-temps, les autorités du Bélarus ont été impliquées dans la disparition du caméraman Dmitri Zavadski, rapporte Reporters sans frontières (RSF). Le 11 juin, deux membres du bureau du procureur public, dont Dmitri Petrouchkevic, responsable de l’affaire Zavadski, ont accusé deux hauts responsables du gouvernement d’avoir créé un "escadron de la mort" en 1996. Le groupe aurait d’abord été chargé d’éliminer des chefs du milieu criminel, avant de recevoir des missions plus "politiques". Les deux représentants du procureur public affirment que l’implication du groupe dans la disparition du journaliste Zavadski serait établie par l’analyse génétique d’une tâche de sang retrouvée dans le coffre du véhicule de l’un des membres présumés du groupe. Un porte-parole du bureau du procureur public a qualifié ces accusations d’"absurdes". Le caméraman Zavadski a disparu le 7 juillet 2000 à l’aéroport de Minsk. Il avait quitté la télévision d’État pour aller travailler à la station russe ORT, contre la volonté des autorités bélarusses. Ancien caméraman personnel du Président, le journaliste avait été emprisonné pendant deux mois en 1997 à la suite d’un reportage sur les défaillances des dispositifs de sécurité biélorusses le long de la frontière avec la Lituanie. Pour plus de renseignements, consulter www.rsf.org.


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