Birmanie - Articles

Historique interactif illustrant une année de progrès et d'obstacles pour la liberté de la presse en Birmanie.

Le raz-de-marée électoral en faveur d’Aung San Suu Kyi et d’autres réformes clés dans les médias ces derniers mois ont amené bien des gens de la communauté internationale à s’enticher de la Birmanie. Mais les membres de l’IFEX observent un optimisme prudent - surtout au sujet de la situation de la liberté des médias. Voici cinq raisons qui justifient cet optimisme prudent.

Dans un geste montrant l'engagement du gouvernement à procéder à des réformes, la Birmanie vient de libérer plus de 650 prisonniers à la faveur d'une amnistie présidentielle, qui touche notamment l'éminent blogueur Nay Phone Latt, cinq journalistes de Democratic Voice of Burma (Voix démocratique de Birmanie, DVB) et le musicien-journaliste bien connu Win Maw, selon ce que rapportent Mizzima News et d'autres membres de l'IFEX. De toutes les personnes relâchées dans cette dernière ronde de remises en liberté, 302 étaient des prisonniers politiques.

Le gouvernement birman vient de libérer des centaines de prisonniers, dont le célèbre comédien Zarganar, et a annoncé qu'il en libérerait 6 000 autres, rapportent Mizzima News, le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC), Index on Censorship (Index), ARTICLE 19, Human Rights Watch et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

De nombreux membres de l'IFEX accentuent la pression sur le nouveau gouvernement de Birmanie, qui détient toujours environ 2 000 prisonniers politiques, en dépit de son intérêt à convaincre la communauté internationale de mettre fin aux sanctions économiques et de soutenir son accession en 2014 à la présidence de l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ANASE).

En Birmanie, un photojournaliste risque de passer 23 ans derrière les barreaux, un artiste hip hop politique récemment libéré de prison a été interdit de donner un spectacle à une fête de charité, et une troupe de danse est contrainte de donner un spectacle devant une commission de censure, selon ce que rapporte Mizzima News. À l'extérieur du pays, le rédacteur en chef en exil du magazine « Irrawaddy » marque l'anniversaire, en août, du soulèvement de 1988 qui fut écrasé impitoyablement par le même régime qui continue de réduire au silence artistes et écrivains dissidents, rapporte Reporters sans frontières (RSF).

Après presque huit ans de détention, la militante la plus célèbre de Birmanie, Aung San Suu Kyi, vient d’être libérée. Mais sa libération survient quelques jours à peine après que la junte birmane eut crié victoire dans les élections bidons organisées dans le pays, et alors que plus de 2 000 autres prisonniers politiques restent enfermés. Les membres de l’IFEX à travers le monde, qui font vigoureusement campagne en faveur de Suu Kyi ont salué dans sa libération le « premier pas » vers la liberté en Birmanie.

Le 7 novembre, le peuple birman se rendra aux urnes dans tout le pays pour la première fois en 20 ans. Mais les partis politiques en lice ont rarement été vus ou entendus dans les médias d'État. Les sites web indépendants sont déjà censurés, et les journalistes étrangers ne seront pas autorisés à couvrir le spectacle. Trente-trois membres de l'IFEX, dont Mizzima News et l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA), exercent des pressions auprès des gouvernements de l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ANASE) qui se sont réunis cette semaine à Hanoï pour faire pression sur la Birmanie afin qu'elle respecte la libre expression - élément essentiel pour que les élections soient crédibles, disent-ils.
Trois sites web de nouvelles birmans en exil ont été piratés le 27 septembre, troisième anniversaire des tueries de masse commises par l'armée pendant la « Révolution de safran » et à la veille d'élections nationales en Birmanie, selon ce que rapportent l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA), Mizzima News et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Le site de Mizzima News fait partie de ceux qui ont été piratés.
Le gouvernement militaire de la Birmanie a annoncé son intention de tenir des élections pour la première fois en 20 ans le 7 novembre 2010, soit six jours avant que ne prenne fin l'actuelle assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. Mais la junte prépare tout simplement le renforcement de son emprise militaire au moyen d'une élection illégitime, font valoir Human Rights Watch et ARTICLE 19. Les deux groupes membres de l'IFEX appellent la communauté internationale et l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ANASE) à faire pression sur la junte pour qu'elle libère 2 000 prisonniers politiques et révoque la censure de l'Internet et toutes les réglementations des médias qui entravent la liberté d'expression.
Les correspondants qui vivent en Birmanie passent en revue les dangers qu'il y a à couvrir clandestinement la situation, ainsi que les couches de censure auxquelles est soumise la collecte approuvée des nouvelles. Tout cela dans des reportages de première main publiés par Mizzima News.
Une vidéo-reporter birmane, qui contestait les politiques du gouvernement dans son travail, a été condamnée le 31 décembre à 20 ans de prison, selon ce que rapportent Mizzima News, l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud Est (South East Asian Press Alliance, SEAPA) et d'autres groupes membres de l'IFEX. La junte a en outre accentué la réglementation en matière de censure, l'armée contrôlant le contenu des journaux, tandis que le cinéma et la vidéo subissent une surveillance encore plus étroite, rapporte Mizzima News.
Quatre journalistes birmans ont été remis en liberté après que le gouvernement militaire de la Birmanie eut annoncé à la télévision d'État, le 17 septembre, qu'il allait accorder l'amnistie à 7 114 prisonniers. Mais aucune mention n'a été faite des 2 200 prisonniers politiques et plus qui se morfondent toujours dans les prisons du pays, rapporte Mizzima News. Cette annonce est survenue le lendemain du jour où Human Rights Watch eut publié un dossier dans lequel le groupe affirme que la junte a plus que doublé le nombre des prisonniers politiques depuis deux ans, dont plus d'une centaine ces derniers mois.

Au milieu d'une tempête de protestations à travers le monde, le chef de la démocratie birmane, Aung San Suu Kyi, vient d'être condamnée à un an et demi d'assignation à résidence, rapportent Mizzima News, l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA), ARTICLE 19 et d'autres membres de l'IFEX.

La dirigeante du mouvement démocratique de Birmanie Aung San Suu Kyi a été retirée de sa demeure la semaine dernière et transférée à la prison d'Insein, sous l'inculpation d'avoir violé les conditions de l'ordre d'assignation à résidence prononcé contre elle. ARTICLE 19 et Human Rights Watch exigent que la communauté international fasse pression sur le gouvernement militaire birman pour qu'il mette fin à la détention d'Aung San Suu Kyi, qui dure depuis treize ans.
Qu'obtenez-vous pour avoir aidé des survivants du cyclone Nargis, qui a déchiré Rangoon et le delta de l'Irrawaddy, en mai? Une peine de prison extrême, à ce qu'il semble. Un populaire comédien, militant actif du mouvement pour la démocratie en Birmanie, a été condamné le 21 novembre à 45 ans de prison pour avoir critiqué la lenteur de la réponse de la junte au cyclone, pour avoir filmé sur vidéo les dommages et avoir organisé ses propres efforts de secours - ce que les membres de l'IFEX qualifient de « nadir historique » de la libre expression en Birmanie.
Un jeune blogueur birman et un poète qui avait dissimulé une attaque contre le dirigeant militaire du pays Than Shwe se sont vu infliger de lourdes peines de prison, selon ce que rapportent Mizzima News, Reporters sans frontières (RSF) et d'autres groupes membres de l'IFEX.
Zarganar, le plus important poète de Birmanie, comédien et militant actuellement détenu parce qu'il critique la façon dont la junte a géré les conséquences du cyclone qui a frappé le pays en mai dernier, vient d'être honoré par le PEN Canada qui lui a décerné son Prix « One Humanity » de 2008.
Le magazine en ligne de nouvelles « Kalima », souvent présenté comme l'une des seules sources de nouvelles indépendantes en Tunisie, a subi une attaque qui a complètement détruit son contenu, rapporte l'Observatoire pour la Défense de la Liberté de la Presse, de l'Édition et de la Création (OLPEC). Par ailleurs, les sites web de Mizzima News, une agence birmane de nouvelles en exil qui est aussi membre de l'IFEX, ont également été piratés.
Les membres de l'IFEX ont accueilli avec plaisir la libération, mardi, d'U Win Tin, le plus ancien prisonnier politique de Birmanie.
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