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Les journalistes couvrant les activités de l'opposition pris pour cible



(RSF/IFEX) - Dans une lettre adressée à Pierre Buyoya, président de la République, RSF s'est inquiétée des récentes attaques contre les journalistes couvrant les activités de l'opposition et a protesté contre l'interpellation de Gabriel Nikundana, journaliste de Bonesha FM. "Ces journalistes burundais ont simplement exercé leur profession et n'auraient jamais dû être inquiétés," a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. RSF a demandé la libération de Nikundana et l'ouverture d'une enquête sur l'agression de Léon Masengo, un autre journaliste de Bonesha FM, Jacqueline Segahungu, journaliste de la Radio publique africaine et Jean-Pierre Aimé Harerimana, cameraman de Reuters.




Le 10 mars 2001, selon les témoignages recueillis par RSF, plusieurs journalistes ont tenté de se rendre à l'aéroport de Bujumbura dans le but de couvrir le retour d'une tournée internationale d'Epitace Bayaganakandi, candidat du G6 (une coalition de six partis tutsis) à la présidence pendant la période de transition. Ils ont été arrêtés à un barrage policier situé à trois kilomètres de l'aéroport et mis en place pour empêcher les sympathisants du G6 d'accueillir leur candidat. Deux agents de la Documentation nationale (les services de renseignements burundais contrôlés par la Présidence de la République) ont ordonné aux gendarmes de donner l'assaut contre les manifestants. Masengo a demandé à ce qu'on lui permette d'accéder à l'aéroport, en sa qualité de journaliste. Les forces de l'ordre ont refusé et l'ont battu. Le véhicule de Segahungu et Harerimana a également eté arrêté à ce barrage. Les deux journalistes ont été sommés de quitter leur véhicule et menacés avec une arme à feu. Ils sont parvenus à s'enfuir mais ont été pris en chasse par un véhicule de la Documentation nationale, qui les a suivi jusqu'au centre-ville.

Le 12 mars, Nikundana a été arrêté à son domicile et conduit au siège de la Documentation nationale. Le 9 mars, Bonesha FM avait diffusé à plusieurs reprises, une interview d'Anicet Ntawuhiganayo, le porte-parole des Forces nationales de libération (FNL), l'un des deux principaux mouvements rebelles du pays.



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