Cambodge - Articles

Le journaliste Mam Sonando vient de retrouver sa liberté, après que sa condamnation à 20 ans de prison ait été réduite à cinq ans puis annulée.
Treize femmes qui dirigeaient des manifestations contre les évictions de paysans des terres du lac Boeung Kak à Phnom Penh ont été condamnées à la hâte la semaine dernière à un an au moins de prison, dernier incident survenu dans le contexte d'une série de mesures de répression de la libre expression, selon ce que rapportent le Centre des droits de la personne du Cambodge (Cambodian Center for Human Rights, CCHR) et ARTICLE 19.

Les forces de sécurité ont attaqué la semaine dernière à Kuala Lumpur des journalistes locaux et étrangers à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau pendant qu'elles s'abattaient sur un rassemblement qui réclamait une réforme électorale, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme indépendant de Malaisie (Centre for Independent Journalism, CIJ), ainsi que des membres internationaux de l'IFEX.
L'engagement pris par le Cambodge envers l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ANASE), qui affirment que l'organisme régional est « centré sur le peuple », sonne creux au moment où les autorités empêchent la tenue, dans le cadre d'une conférence de l'ANASE à Phnom Penh, d'un atelier sur la situation des droits de la personne en Birmanie, selon ce que rapporte le Centre des droits de la personne du Cambodge (Cambodian Center for Human Rights, CCHR).

Certaines organisations critiques d'un projet du gouvernement qui envisage de reconstruire une ligne de chemin de fer qui pourrait entraîner le déplacement de milliers de familles ont été suspendues ou se sont fait dire de coller à la position du gouvernement, selon ce que rapporte le Centre des droits de la personne du Cambodge (Cambodian Center for Human Rights, CCHR). Selon ces critiques, c'est là un indice des choses à venir si est adopté un projet de loi controversé qui vise à réglementer les groupes non gouvernementaux du pays.
Deux journaux critiques du parti au pouvoir au Cambodge ont été fermés de manière permanente la semaine dernière, tandis que cinq hommes ont été reconnus coupables de « provocation » pour avoir distribué des brochures critiques de l'État, selon ce que rapporte le Centre des droits de la personne du Cambodge (Cambodian Centre for Human Rights, CCHR). Ailleurs dans le pays, un activiste défenseur des droits terriens au propos incisif a été la cible de tueurs le mois dernier.

Un Cambodgien qui partageait avec deux de ses collègues des articles sur le web a été reconnu coupable d'incitation à la commission d'un crime et condamné à six mois de prison aux termes d'un nouveau code pénal, selon ce que rapporte Human Rights Watch, qui qualifie ce recours à la loi d'« énorme pas en arrière pour la libre expression au Cambodge ».

La dernière condamnation du dirigeant cambodgien d'opposition Sam Rainsy, prononcée sur la foi d'accusations bidons, constitue un exemple éclatant de la détérioration de la situation de la libre expression dans le pays et la preuve que le gouvernement n'est plus intéressé à apparaître comme démocratique, disent Human Rights Watch et ARTICLE 19. Que le gouvernement se serve de l'appareil judiciaire pour faire taire la dissidence - et que ces attaques mettent la démocratie en danger - constitue la constatation clé d'un nouveau rapport rendu public par ARTICLE 19, le Centre des droits de la personne du Cambodge (Cambodian Center for Human Rights, CCHR) et 15 autres organisations et syndicats cambodgiens et internationaux.
Menaces, intimidation et poursuites judiciaires par le gouvernement du Cambodge ont « réduit » les médias indépendants du pays, indique Reporters sans frontières (RSF) dans un nouveau rapport. Et les restrictions à la libre expression contenues dans le nouveau code criminel vont réduire gravement l'aptitude des journalistes à rapporter les nouvelles sur la corruption qui règne chez l'élite au pouvoir et sur les abus du secteur privé.
Prenant la parole devant le Club des correspondants étrangers en Thaïlande le 23 septembre, le dirigeant de l'opposition au Cambodge, Sam Rainsy, a accusé son gouvernement de viser les journalistes et les membres de la société civile dans sa répression des voix critiques, rapporte l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA). Par ailleurs, des groupes de la société civile au Cambodge s'activent pour mettre sur pied un réseau de défense des médias, capable d'apporter de l'aide juridique aux journalistes.
La liberté d'expression est en état de siège au Cambodge, où les officiers du gouvernement s'en tirent de plus en plus lorsqu'ils abusent des lois sur la diffamation pénale, la désinformation et l'incitation pour s'en prendre aux critiques, selon ce qu'indiquent l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA), les partenaires de la SEAPA et Human Rights Watch.
Des élections libres et équitables étaient hors de portée des Cambodgiens la semaine dernière, en partie à cause du quasi-monopole que le parti au pouvoir exerce sur les médias électroniques, affirment Human Rights Watch et d'autres groupes membres de l'IFEX.
Un journaliste travaillant pour un journal favorable à l'opposition a été abattu avec son fils le 12 juillet à Phnom Penh, quelques semaines à peine avant l'élection générale, rapportent l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance (SEAPA) et l'Association cambodgienne pour la protection des journalistes (Cambodian Association for the Protection of Journalists, CAPJ).
L'Alliance pour la liberté d'expression au Cambodge (Alliance for Freedom of Expression in Cambodia, AFEC) mène une marche de 314 kilomètres en faveur de la liberté d'expression, de la non-violence et de la tolérance politique au Cambodge à l'approche des élections des conseils de communes, qui commencent la semaine prochaine, rapporte l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud Est (Southeast Asia Press Alliance, SEAPA).
Certains membres de l'IFEX attirent l'attention sur le Cambodge, où les autorités ont procédé récemment à l'arrestation de trois militants des droits de la personne et entamé au moins neuf poursuites pénales en diffamation dans le but de réduire au silence les critiques du gouvernement et les opposants politiques.
L'Alliance de la presse de l'Asie du Sud Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA), Human Rights Watch et la Fédération internationale des journalistes (FIJ) rapportent que le premier ministre Hun Sen a commencé à s'en prendre aux critiques du gouvernement, ordonnant l'arrestation du directeur d'une station de radio réputée et de plusieurs autres dirigeants de la société civile. C'est l'attaque la plus grave dirigée contre la dissidence au Cambodge depuis des années.
Les défenseurs de la libre expression au Cambodge appellent le gouvernement à ébaucher et à adopter une loi d'accès à l'information, et disent qu'elle rehausserait sa crédibilité et fournirait un outil essentiel pour lutter contre la corruption et la pauvreté.
Au Cambodge, l'incertitude politique entraîne des répercussions dans les médias, tandis que l'autocensure se répand chez les journalistes, prévient l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA). Les journalistes affirment que la décision récente de l'Assemblée nationale de dépouiller de leur immunité parlementaire trois députés de partis de l'opposition force les médias à y penser à deux fois quant à leur façon de couvrir les questions politiques.
Chuor Chetharith, rédacteur en chef adjoint d'une station de radio de Phnom Penh, au Cambodge, a été abattu par deux inconnus le 18 octobre, ce qui a incité l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud�Est (SEAPA), Reporters sans frontières (RSF), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ) à exiger une enquête immédiate.
Tandis que le Cambodge sâapprête à voter aux élections nationales de juillet, Human Rights Watch (HRW) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) se disent inquiets que lâarrestation récente de deux journalistes au Cambodge, dans le sillage des émeutes antithaïes, nâenvoie des signaux de mauvais augure à la communauté internationale en ce qui concerne la situation de la liberté de la presse dans le pays.
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