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Une animatrice de radio enlevée et agressée

(FIJ/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de la FIJ daté du 8 novembre 2006:

La FIJ condamne l'enlèvement et l'agression d'une journaliste au Cameroun

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné aujourd'hui l'agression de Agnès Tailé, animatrice d'une émission radio de débats qui a été brutalement agressée par des individus non identifiés à Douala, et les incessantes menaces contre le journaliste qui présente actuellement l'émission.

Dans la nuit du 7 novembre, Tailé, qui anime le programme interactif A vous la parole de la radio Sweet FM, a été agressée par trois hommes encagoulés qui l'ont enlevée de son domicile du quartier Kotto de Douala aux alentours de 3 heures. Ces hommes lui ont infligé de sérieux sévices corporels et l'ont abandonnée au bord d'un ravin. La vie de Tailé n'est pas en danger mais du fait que ses agresseurs l'aient étranglée, elle éprouve toujours des difficultés à s'exprimer.

Alexandre Lembé, le rédacteur en chef de la radio l'a relayée à la tête de l'émission. Il a confié à la FIJ qu'il reçoit depuis, des menaces anonymes par téléphone. Ces personnes n'ont pas révélé les raisons pour lesquelles elles profèrent ces menaces ou pour l'agression de Tailé.

"Nous condamnons cette agression lâche sur notre consoeur Agnès", a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. "Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et nous appelons le gouvernement du Cameroun à diligenter d'urgence une enquête afin que les auteurs de ce brutal acte d'intimidation soient arrêtés et jugés".

Une dizaine de jours avant son agression, Agnès Tailé a reçu des appels et des messages anonymes, lui intimant l'ordre d'arrêter de "parler dans cette émission". Cette émission est un espace de débats libres d'auditeurs sur des sujets d'actualité variés tels que la politique, la société, la culture et le sport.

Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) a invité les promoteurs des médias camerounais à mettre en oeuvre des mesures de sécurité, à souscrire à des assurances sécurité ainsi qu'une véritable couverture médicale pour leur personnel.

"Nous appelons les confrères, les autorités camerounaises, l'opinion nationale et internationale à se mobiliser afin que cessent les agressions des journalistes, qui connaissent ces derniers mois une significative floraison dans le pays", a ajouté Jean Marc Soboth, Premier Secrétaire Général du SNJC.

La FIJ représente plus de 500 000 journalistes dans plus de 110 pays.

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