Pour une connexion sécurisée, cliquez ici. Si vous vous demandez toujours pourquoi le protocole HTTPS est si important, cliquez ici.

RÉGIONS:

UN JOURNALISTE EST ASSASSINÉ, DEUX AUTRES ÉCHAPPENT À LA MORT

La Fondation pour la liberté de la presse (Fundacion para la Libertad de Prensa, FLIP), Reporters sans frontières (RSF) et l’Institut pour la presse et la société (Instituto Prensa y Sociedad, IPYS) rapportent l’assassinat d’un autre journaliste en Colombie. Dans la soirée du 17 juillet, Dennis Segundo Sánchez, journaliste chevronné à la radio 95,5 Estero, était abattu devant son domicile d’El Carmen de Bolivar, au nord de Bogotá.

Segundo Sánchez, 42 ans, animait à la radio une émission de services publics axée sur la prévention des maladies. Connu comme un pionnier de la radio locale, il ne s’était jamais avancé sur des questions politiques, dit la FLIP. Au moment de mettre sous presse, on ne voit pas clairement les motifs de ce meurtre, bien que la FLIP, RSF et l’IPYS pressent les autorités de faire enquête. Il laisse une femme et deux enfants.

Par ailleurs, le 15 juillet, les journalistes Rebeca Jaramillo et Breitner Bravo ont échappé de peu à la mort lorsque deux hommes en motocyclette ont ouvert le feu en direction de leur voiture à Buenaventura, dans l’est de la Colombie.

Jaramillo, qui est enceinte de trois mois, a été atteinte de cinq projectiles, tandis que Bravo en a reçu trois. Ils se remettent tous deux de leurs blessures dans une clinique et leur état est stable, rapporte RSF. Jaramillo et Bravo sont des présentateurs à la station de radio Notimar.

Même si les collègues de Bravo disent qu’il a reçu des menaces de mort du groupe paramilitaire d’extrême droite des Autodéfenses unies de Colombie (Autodefensas Unidas de Colombia, AUC), RSF dit qu’il ne semble pas, à l’heure actuelle, que la tentative d’assassinat soit reliée aux activités professionnelles des deux journalistes.

Cinq journalistes ont été assassinés en Colombie cette année, dit RSF, selon qui plus de 95 pour 100 des meurtres commis dans le pays restent impunis. L’an dernier, dans vingt et un cas sur trente-cinq où la division spéciale des droits de la personne, qui relève du bureau du procureur général, a fait enquête, aucun suspect n’a été arrêté. Cela est attribuable au climat d’intimidation dans lequel baignent les juges, les témoins et les avocats, et à l’absence de moyens, dit RSF.

Pour plus de renseignements, voir à www.flip.org.co, www.ipyspe.org.pe et www.rsf.org.


Dernier Tweet :

Report of Mexican citizen journalist's murder appears via her own twitter account http://t.co/tuTkEPdwxr | @pressfreedom #Mexico