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Une révolution du blogue

La pratique du blogue fleurit à Cuba tandis qu'une nouvelle génération écrit de manière critique sur les questions sociales et économiques, laissant derrière une génération de dirigeants de plus de 70 ans qui ne comprend pas entièrement le phénomène, peut-on lire dans un nouveau rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Le rapport, « Chronicling Cuba, bloggers offer fresh hope » (La chronique de Cuba : des blogueurs offrent un espoir de renouveau), voit dans la pratique du blogue à Cuba un nouvel espace pour les idées indépendantes, où les citoyens parlent des pénuries alimentaires, des soins de santé, d'éducation, des problèmes de logement et d'absence d'accès à l'Internet; questions qui ne sont pas couvertes dans la presse domestiquée sur le plan politique. Bien qu'ils ne soient pas utilisés pour mobiliser les gens et les inciter à l'action politique, les blogues commentent l'économie et établissent des liens globaux, susceptibles de provoquer le régime, dit le rapport.

Laritza Diversent a déclaré au CPJ que les journaux officiels ignoraient ses besoins et faussaient sa réalité. L'avocate de 28 ans de la Havane a entrepris de tenir un blogue, où elle dit pouvoir refléter les frustrations des gens, leurs joies et leurs aspirations.

« Il appartient aux milliers de jeunes gens qui tentent d'exprimer toutes sortes de choses, qui veulent des alternatives, qui rêvent d'un avenir », dit Diversent. « Même si nous avons peur, c'est une occasion de dire ce qu'on pense. »

Le rapport constate qu'au moins 25 blogues indépendants, de qualité journalistique et régulièrement tenus à jour sont produits par des écrivains cubains. Il existe jusqu'à 75 autres blogues indépendants qui se consacrent aux intérêts personnels et familiaux. En outre, près de 200 blogues officiellement approuvés sont produits par des journalistes du gouvernement, d'après le site web du Syndicat officiel des Journalistes cubains.

La plupart des Cubains toutefois sont empêchés d'acheter des ordinateurs, et la loi restreint l'accès privé à l'Internet. Les blogueurs peuvent aller en ligne dans les cafés Internet qui appartiennent au gouvernement, les universités, les endroits diplomatiques et les hôtels, mais les connexions sont extrêmement lentes et coûteuses. Le gouvernement surveille aussi étroitement les blogues indépendants, s'y introduit par effraction et les fait tomber en panne pendant plusieurs jours.

Il n'y a pas cependant de répression totale des blogueurs, si on compare aux nombreux journalistes harcelés, intimidés et emprisonnés à cause de leur travail, dit le rapport. Certains croient que la transparence constitue le meilleur moyen d'éviter la surveillance et la persécution : « En signant son nom, en exprimant à voix haute son opinion et en ne cachant rien, on désarme leurs efforts pour nous surveiller », écrit Yoani Sánchez sur son blogue.

CPJ Special Report: Chronicling Cuba, bloggers offer fresh hope

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