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RÉGIONS:

Cinq journalistes poursuivis pour "atteinte à l'honneur"



(RSF/IFEX) - Dans une lettre adressée à Belisario Artiga, procureur général de la République, RSF a protesté contre la plainte pour "atteinte à l'honneur" déposée par le député Francisco Merino contre quatre journalistes du quotidien "La Prensa Gráfica" et une journaliste du quotidien "El Mundo". RSF a demandé au procureur général de rejeter la plainte déposée par le député. "La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) considère que les lois sur l''outrage' portent atteinte à la liberté d'expression et au droit à l'information", a rappelé Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation.




Selon les informations recueillies par RSF, Merino, député du Partido de Conciliación Nacional (PCN), a porté plainte pour "atteinte à l'honneur", le 6 mars 2001, contre Alfredo Hernández, Mauricio Bolaños, Gregorio Morán et José Zometa, du quotidien "La Prensa Gráfica". Ce journal avait rapporté les accusations portées par la juge Ana María Guzmán Morales à l'encontre de Merino. Cette dernière, qui enquête sur une affaire dans laquelle serait impliqué le député, avait affirmé qu'il l'avait menacée. Merino a également porté plainte contre Camila Calles, du quotidien "El Mundo", pour les mêmes raisons. D'après les articles 339 et 400 du Code pénal sur "les délits contre l'honneur", les cinq journalistes s'exposent à des poursuites pénales et risquent de six mois à trois ans de prison. Merino est l'ancien vice-président du Salvador (1994-1999).

RSF a rappelé que la Déclaration de principes sur la liberté d'expression adoptée par la CIDH stipule, dans son article 11, que "les lois qui punissent les outrages infligés à un fonctionnaire (...) portent atteinte à la liberté d'expression et au droit à l'information." De plus, dans un texte adopté en janvier 2000, le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression des Nations unies a clairement établi que "l'emprisonnement en tant que condamnation de l'expression pacifique d'une opinion constitue une violation grave des droits de l'homme".



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