RÉGIONS:

Journée mondiale de la liberté de la presse 2009 en Europe et en Asie Centrale

« Ceci n'est pas un gilet pare-balles » - Une des annonces publicitaires de l'AMJ pour le 3 mai met à nu ce que veut dire être journaliste dans la ligne de tir
« Ceci n'est pas un gilet pare-balles » - Une des annonces publicitaires de l'AMJ pour le 3 mai met à nu ce que veut dire être journaliste dans la ligne de tir

WAN

Cela ressemble à un gilet pare-balles, mais c'est en papier et cela n'offre aucune protection. C'est l'image d'une annonce publicitaire qui vise à sensibiliser aux dangers auxquels les journalistes sont confrontés dans de nombreux pays lorsqu'ils font leur travail de débusquer des affaires de corruption, de crime organisé, d'incompétence gouvernementale, d'écarts de conduite financière et quoi d'autre. L'annonce, avec un ensemble d'autres matériaux comme des interviews, des articles et des essais, est offerte par l'Association mondiale des journaux (AMJ) sur le thème « Les journalistes dans la ligne de tir », et vous pouvez le publier le 3 mai. Ce matériel gratuit est téléchargeable en cinq langues - allemand, anglais, espagnol, français et russe à : http://www.worldpressfreedomday.org

Pour sa part, la Fédération internationale des journalistes, qui a adopté le thème de la violence contre les journalistes, a renouvelé son entente avec la Fondation Vintu, basée à Bruxelles, pour apporter de l'aide humanitaire à 10 familles de journalistes et de travailleurs des médias de partout dans le monde, tués dans l'exercice de leurs fonctions. Aller à : http://tinyurl.com/cbxbw5

L'Institut international de la presse (IIP) profite de la Journée mondiale de la liberté de la presse pour désigner le lauréat de son Prix « Free Media Pioneer » 2009. Et cette année la récompense est accordée à... « Novaïa Gazeta », le journal militant de Moscou qui paie littéralement de la vie des membres de son personnel de pouvoir apporter une couverture indépendante et en profondeur. Selon l'IIP, quatre des correspondants du journal ont été tués au cours des dix dernières années, dont Anna Politkovskaïa. Il n'est donc pas étonnant que la Russie soit le pays le plus meurtrier d'Europe pour les journalistes. La « Novaïa Gazeta » a subi menaces et enquêtes gouvernementales, mais continue de fouiller les affaires de violations des droits de la personne, de corruption et les politiques rigides du Kremlin dans ses républiques agitées du Caucase du Nord. Aller à : http://tinyurl.com/dhh8lr

La Fondation de Communication IPS, mieux connue sous l'appellation de BIANET, défendra la « Liberté de la presse et la Liberté de parole en Turquie sur la route vers l'UE » lors d'une conférence du même nom les 3 et 4 mai à Istanbul. En même temps, le rapport trimestriel de BIANET sur la libre expression et la liberté de la presse en Turquie sera rendu public en turc et en anglais sur le site web de BIANET : http://bianet.org/english

L'Institut des mass-médias (Institute of Mass Information, IMI) vient de publier une accablante « chronique de la confrontation en 2008 » entre la presse et les autorités en Ukraine. En dépit de la condamnation l'an dernier de trois officiers de la police en rapport avec l'homicide, survenu en 2000, du journaliste Giorgiy Gongadze, journaliste au franc parler, extrêmement critique du président de l'époque, Leonid Koutchma, les responsables du meurtre courent toujours. Mais le délinquant le plus important l'an dernier, ce fut la crise économique, qui a conduit de nombreux journalistes à subir des réductions de salaire, des retards dans le paiement des salaires et des mises à pied. La crise a donné aux médias la possibilité de « se délester les premiers » de ces journalistes et rédacteurs qui étaient indépendants, dit l'IMI. Découvrez plus tard cette semaine qui sont les autres « Prédateurs de la Liberté de la Presse en Ukraine », sur le site de l'IMI : http://eng.imi.org.ua/

Mizzima News, une agence de nouvelles birmane en exil en Inde et en Thaïlande, membre de l'IFEX, se rend à Stockholm le 29 avril rencontrer l'Asdi (Agence suédoise pour le développement international) pour parler des médias indépendants qui émergent en Birmanie, et de l'importance des médias en exil pour rapporter la nouvelle sur un pays où la liberté de la presse est violée. Les participants peuvent voir « Burma VJ », un documentaire co-produit par Soe Myint, de Mizzima, sur le pouvoir des protestations en Birmanie. C'est aussi là que se trouvera Frank La Rue, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d'expression, avant de se rendre à Doha pour l'événement principal de l'UNESCO. Aller à : http://www.mizzima.com

Adil Soz, le groupe du Kazakhstan membre de l'IFEX, annoncera le 3 mai les lauréats de son troisième concours annuel de caricatures. L'événement a en fait ravivé un art qui se mourait : la caricature politique. Adil Soz s'est joint à des groupes de défense de la libre expression de la région, dont l'Association publique des journalistes (PAJ) au Kirghizistan et l'Association nationale des médias indépendants du Tadjikistan (NANSMIT) afin d'amasser les meilleures descriptions de la libre expression dans la région pour en faire un calendrier. Les groupes vont en distribuer 1 000 exemplaires aux médias et aux organisations locales et internationales de défense des médias. Les groupes d'Asie centrale ont en outre organisé un concours d'essais sur la libre expression. Certains des jeunes militants détenus la semaine dernière à Almaty, au Kazakhstan, pour avoir préparé pour le 3 mai une manifestation de protestation contre la censure de l'Internet, vont peut-être partager leur vécu. Après le 3 mai, les documents qui seront couronnés à ces deux concours seront accessibles à : http://www.adilsoz.kz/?id=207&lan=english

Mises à part les grèves de la faim organisées en faveur de la journaliste irano-américaine détenue Roxana Saberi, Reporters sans frontières demande la libération de deux autres femmes journalistes qui ont été « prises en otages » par des gouvernements : Euna Lee et Laura Ling, deux reporters américaines employées par la chaîne « Current TV », basée en Californie, sont détenues par Pyongyang depuis le 17 mars : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=31094

L'Institut pour la liberté et la sûreté des reporters (Institute of Reporters' Freedom and Safety) déplore la situation affligeante de la liberté de la presse en Azerbaïdjan, qui compte quatre journalistes « emprisonnés à tort », où la diffamation est toujours un délit criminel et où un interdit pèse sur les communicateurs étrangers dans le marché des médias nationaux : http://www.irfs.az/content/view/2268/lang,eng/

Où la protection de la liberté de parole finit-elle, et où le droit à l'égalité a-t-il préséance ? Découvrez-le grâce aux Camden Principles on Freedom of Expression and Equality (Principes de Camden sur la liberté d'expression et l'égalité) d'ARTICLE 19, un « document innovateur qui guidera les législateurs, les décideurs et la société civile pour les aider à faire l'équilibre entre les droits qui se renforcent mutuellement de la liberté d'expression et de l'égalité » : http://tinyurl.com/d5p299

Le Greek Helsinki Monitor a investi ses énergies dans la dénonciation du plus important journal de Grèce, « Proto Thema », et ses attaques contre les universitaires et les juges de la Cour européenne des droits de l'homme qui expriment des opinions « anti-grecques » : http://www.ifex.org/en/content/view/full/102854/

Autres activités :
- La PAJ invite tous les journalistes à assister à un tournoi de billard à Bishkek. Apparemment, les tournois de billard pour journalistes sont devenus une tradition le 3 mai au Kirghizistan. C'est un moyen de favoriser la solidarité chez les reporters et de promouvoir les droits des travailleurs des médias. Aller à : http://www.monitoring.kg

- La NANSMIT organise des tables rondes le 3 mai à Douchanbe, au Tadjikistan, pour débattre de trois questions brûlantes qui ont un effet sur la liberté de la presse au Tadjikistan : la crise financière, la dépénalisation de la diffamation et l'autoréglementation des médias. Aller à : http://www.eng.nansmit.tj/

- L'International Journalists' Network (IJNet) veut savoir si le rôle des médias consiste vraiment à promouvoir la tolérance, la compréhension et l'acceptation de la diversité, comme le demande l'UNESCO. Ou bien le rôle des médias consiste-t-il simplement à rapporter les faits, même si les faits de cette nature suscitent la méfiance ou alimentent les divisions ? Affichez vos commentaires ici : http://tinyurl.com/c559dr

Dernier Tweet :

#Azerbaijan: Repression unleashed against information freedom defenders http://t.co/nfQ9H7SRZv | @rsf_rwb