France - Articles

Les bureaux d'un hebdomadaire satirique français ont été la cible d'un attentat à la bombe incendiaire juste avant la sortie d'un numéro qui se moquait des islamistes, selon ce que rapportent les membres de l'IFEX. À 1 heure du matin le 2 novembre, des assaillants non identifiés ont lancé un cocktail Molotov dans une fenêtre des bureaux de « Charlie Hebdo », agissant sur la foi de rumeurs entrourant la publication de ce numéro.

Exactement 18 mois après avoir été enlevés dans le nord-est de l'Afghanistan, les journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier et leur interprète afghan ont été libérés, annoncent Reporters sans frontières (RSF) et les dépêches.
Un journaliste d'enquête indépendant et reporter de guerre français, Jean-Paul Ney, est détenu depuis neuf mois à l'infâme prison MACA de Côte d'Ivoire. Il est accusé d'avoir menacé la sécurité de l'État - accusations qui, selon ses amis, résultent du travail « typique des reporters d'enquête, que fait Ney depuis plus de 10 ans ».
Dans une action conjointe, 26 groupes membres de l'IFEX appellent le président de la France, Nicolas Sarkozy, à exiger la libération de centaines de prisonniers politiques et à soulever auprès du président Bashar al-Assad la question de la situation épouvantable de la libre expression en Syrie lors de sa visite à Damas les 3 et 4 septembre.
Le gouvernement français a déposé la semaine dernière un projet de loi aux termes duquel les reporters pourraient devoir divulguer leurs sources lorsqu'« un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie » - une formulation qui, selon Reporters sans frontières (RSF) et d'autres organisations de défense de la liberté de la presse, est trop vague.
En France, l'Assemblée nationale a approuvé en première lecture un projet de loi qui aurait pour effet de criminaliser la négation du génocide arménien de 1915. Reporters sans frontières (RSF) et ARTICLE 19 ont tous deux appelé le Sénat français à rejeter la proposition parce qu'elle constitue une limite injustifiée à la libre expression.
Les journalistes qui sont contraints à l'exil en France à cause de leur travail jouissent maintenant d'un refuge temporaire à leur arrivée à Paris, grâce à Reporters sans frontières (RSF) et à 20 organisations et entreprises de presse.
Reporters sans frontières (RSF) dit craindre quâun nouveau projet de loi sur la sécurité intérieure, que le Sénat français a adopté, donne aux policiers le pouvoir dâaccéder aux dossiers des abonnés de lâInternet et de saisir des renseignements entreposés dans les serveurs des fournisseurs de services Internet. Adoptée par le Sénat le 31 juillet, la Loi dâorientation et de programmation sur la sécurité intérieure (LOPSI) établit les nouvelles politiques du gouvernement en matière de sécurité.
Reporters sans frontières (RSF) demande à la ministre de la Justice de France de modifier le code de procédure pénale après quâil eut été révélé que lâautorité judiciaire avait ordonné à lâunité antiterroriste du gouvernement de surveiller les conversations téléphoniques de six journalistes dans le cadre dâune enquête sur les activités dâun dirigeant séparatiste corse. Le quotidien âLe Mondeâ rapportait le 30 janvier que la Division nationale antiterroriste (DNAT) avait espionné depuis 2000 les appels téléphoniques du journaliste de lâagence âGammaâ, Jean-Pierre Rey; de la rédactrice en chef à France 2, Michèle Fines; de la journaliste de âParis-Matchâ, Delphine Byrka; de Roger Auque, journaliste indépendant au âFigaro magazineâ et à TF1; de Jean Michel Verne, journaliste à âFrance-Soirâ et au âFigaroâ, et du journaliste indépendant Guy Benhamou.
Reporters sans frontières (RSF) vient dâannoncer la formation dâun réseau international dâorganisations affiliées de défense de la liberté de la presse, dans le but de renforcer lâéchange des informations, de combattre lâimpunité et de porter une plus grande attention aux pays où des régimes et des lois répressifs portent atteinte aux journalistes. Le réseau rassemble RSF et quatre autres groupes membres de lâIFEX, à savoir Journaliste en danger (JED) de la République démocratique du Congo, la Fondation pour la défense de la glasnost (GDF, Russie), lâInstituto Prensa y Sociedad (IPYS, Pérou), et Periodistas dâArgentine, ainsi que dâautres groupes : le Bangladesh Centre for Development, Journalism and Communication (BCDJC), installé au Pakistan, la Burma Media Association, lâAfghan Center for the Promotion of Communication, installé au Pakistan, lâInstitut des Mass Medias (IMI, Ukraine) et lâObservatoire pour la Défense de la Liberté de la Presse, de lâÃdition et de la Création (OLPEC), installé en Tunisie.
Reporters sans frontières (RSF) se dit alarmé du nombre croissant de cas, en France, où des journalistes sont arrêtés par des agents et contraints de divulguer des renseignements et des sources confidentiels. En effet, selon RSF, cinq journalistes ont été détenus et interrogés au cours des vingt derniers mois.
Selon un communiqué récent de Reporters sans frontières (RSF), certaines dispositions du projet de loi sur la présomption dâinnocence pourraient menacer la liberté de lâinformation en France. Tout en signalant certains aspects positifs du projet de loi, RSF prévient que dâautres dispositions de la nouvelle loi prévoient âde sanctionner par des amendes allant jusquâà 100 000 F (15 244 euros) la diffusion de photos représentant des individus âmenottés ou entravésâ ou la publication dâimages de âvictimes dâattentats ou de crimesââ. Affirmant que ces dispositions âvont à lâencontreâ de la Convention européenne de sauvegarde des droits de lâhomme et des libertés et de la jurisprudence de la Cour européenne, RSF invite les députés à sâopposer à toute disposition susceptible de restreindre le droit dâinformer et dâêtre informé. Le projet de loi devait être discuté en deuxième lecture les 9 et 10 février à lâAssemblée nationale.