Articles - Guinée
10 août 2011
Guinée

Le premier président de Guinée élu démocratiquement a survécu à une tentative d’assassinat le 19 juillet après que des individus armés eurent encerclé son domicile et l’eurent copieusement arrosé à l’arme lourde. Trois personnes ont été tuées dans deux attaques distinctes. Mais le Président Alpha Condé a immédiatement bâillonné les médias, leur interdisant toute couverture de l’attentat, une censure qui, selon les membres de l’IFEX, est emblématique de son mépris à l’égard des médias, en dépit de ses promesses d’un changement positif. En mai dernier, lors d’une mission d’exploration en Guinée, Reporters sans frontières (RSF) a constaté l’existence d’un paysage médiatique florissant entravé par des lois répressives sur les médias et des journalistes visés par les forces de sécurité et l’ingérence politique.
14 juillet 2010
Guinée
Le chef militaire de la Guinée, le général Sékouba Konaté, vient d’enchâsser la liberté de la presse dans la nouvelle constitution du pays. Il a réformé les lois sur les médias afin de protéger les journalistes contre les peines de prison et d’assurer la liberté de créer des journaux indépendants, selon ce que rapportent Reporters sans frontières (RSF) et ARTICLE 19. Adoptée le 22 juin, la nouvelle législation est entrée en vigueur à un moment historique : les premières élections présidentielles libres en 52 ans.
21 octobre 2009
Guinée

Les stations de radio privées ont annulé leurs émissions politiques et d'affaires publiques en Guinée, les journalistes continuant de subir le harcèlement des partisans de l'opposition et de l'armée après le massacre du mois dernier survenu lors d'un rassemblement de l'opposition, selon les indications de la Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest (MFWA). En outre, l'armée guinéenne a refusé le 17 octobre l'entrée au pays de plusieurs journalistes français et continue de surveiller et de menacer les journalistes locaux, rapporte Reporters sans frontières (RSF).
7 octobre 2009
Guinée

Des journalistes ont été agressés après avoir été témoins d'un massacre de manifestants par des soldats guinéens lors d'une manifestation de l'opposition le 28 septembre à Conakry, rapportent la Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) et d'autres membres de l'IFEX. Deux journalistes sont passés dans la clandestinité après avoir appris que des soldats les recherchaient activement parce qu'ils avaient rapporté ces homicides à la communauté internationale.
14 juillet 2006
Guinée
Human Rights Watch rapporte que les forces de sécurité de la Guinée, pays d'Afrique de l'ouest, ont tué, violé et agressé des manifestants qui protestaient le mois dernier contre la hausse des prix du carburant et du riz. De telles actions contreviennent aux traités internationaux relatifs à la liberté d'expression et autres droits de la personne, que la Guinée a ratifiés.
10 septembre 2005
Guinée
La petite république de Guinée, en Afrique de l'Ouest, a accompli le mois dernier un pas important vers la garantie de la liberté de la presse, après la signature d'un décret présidentiel qui ouvre les ondes aux radiodiffuseurs privés, selon ce que rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
15 août 2000
Guinée
Le décision récente du Conseil national des communications (CNC) de Guinée de suspendre trois correspondants étrangers sâinscrit dans âune campagne systématique pour étouffer les voix critiques qui sâélèvent en Guinée et, en particulier, pour bloquer la couverture par la presse internationale du procès Condéâ, prévient le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Le 28 juillet dernier, Mouctar Bah, de lâAgence France-Presse (AFP), Ben Daouda Sylla de âAfrica No 1â et Amadou Diallo de la British Broadcasting Corporation (BBC) se sont en effet vu retirer leur accréditation pendant deux mois par le CNC. Selon Reporters sans frontières (RSF), lâorganisme de réglementation a accusé les trois correspondants de âdistribuer des informations de nature tendancieuse et malicieuse sur la situation socio-politique en Guinée, dans lâintention non avouée de ternir son image de paix et de stabilitéâ. La suspension survient une semaine à peine avant la reprise du procès du dirigeant de lâopposition Alpha Condé. Le procès de Condé, qui est accusé dâavoir âmis lâÃtat en dangerâ, a été vivement dénoncé par les médias locaux et internationaux et par les groupes de défense des droits de la personne, tant pour des raisons de procédures que pour des motifs juridiques, précise le CPJ.