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RÉGIONS:

LA VIOLENCE CONTRE LES JOURNALISTES PREND DE L'AMPLEUR

Être journaliste en Asie du Sud comporte certains dangers. Dans certains pays, des bandes criminelles, des intégristes religieux et des terroristes visent ceux qui osent couvrir leurs activités. Dans d'autres pays la police et les agents de sécurité arrêtent, intimident et harcèlent les journalistes qui critiquent les autorités. Et la violence prend de l'ampleur, apprend-on dans un nouveau rapport de la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Le rapport, qui couvre la situation en Afghanistan, au Bangladesh, en Inde, au Pakistan, aux Maldives, au Népal et au Sri Lanka, documente les violations de la liberté de la presse commises au cours des douze derniers mois. Depuis avril 2003, douze journalistes ont été tués dans la région.

Le Bangladesh est le pays le plus dangereux pour les journalistes, en raison d'une culture de l'impunité qui met efficacement à l'abri des poursuites ceux qui agressent les journalistes, dit la FIJ. Depuis avril 2003, 327 personnes travaillant dans les médias ont été agressées et 90 d'entre elles ont reçu des menaces de mort.

La FIJ rapporte que quatre journalistes ont été assassinés en Inde entre avril 2003 et avril 2004. Au Népal, les rebelles maoïstes ciblent les journalistes, entre autres Gyanendra Khadka, qui a eu la gorge tranchée en septembre 2003, après que des rebelles eurent accusé le reporter de la National News Agency d'« écrire de fausses nouvelles ». Les policiers et les forces de sécurité ont également intensifié la répression contre les journalistes, ce qui a poussé la Fédération des journalistes népalais à mettre sur pied une ligne téléphonique de secours, en service 24 heures par jour, pour les médias.

En plus de la violence contre les journalistes, les gouvernements d'Asie du Sud ont fréquemment recours à des lois répressives pour réduire les dissidents au silence, fait remarquer la FIJ. Aux termes des lois sur le blasphème en vigueur au Pakistan, les gens peuvent être condamnés à mort s'ils offensent de hauts personnages.

Au Bangladesh, des modifications à la Loi sur les télécommunications donnent aux autorités davantage de pouvoirs pour surveiller les courriels et les communications privées. La Loi sur les procès accélérés (Speedy Trial Act) nie aux défendeurs toute possibilité de libération sous caution, tandis que la Loi sur les pouvoirs spéciaux (Special Powers Act) permet à la police de détenir les suspects jusqu'à leur procès.

En Inde, la Cour suprême a confirmé la constitutionnalité de la Loi sur la prévention du terrorisme (Prevention of Terrorism Act), et déclaré que les journalistes n'ont pas un « droit sacro-saint de conserver des informations à propos d'un crime sous couvert d'éthique professionnelle ». Les groupes de défense de la liberté de la presse ont fait part de leur préoccupation concernant cette loi, qui châtie ceux qui détiennent des informations jugées représenter « une aide matérielle dans la prévention d'un 'acte terroriste' ». Les journalistes qui possèdent de tels renseignements et qui refusent de les remettre aux autorités sont passible d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à trois ans.

Bien qu'il constate que des défis apparemment aussi écrasants font obstacle à la liberté de la presse en Asie du Sud, le rapport de la FIJ signale aussi les courageux efforts des journalistes et des groupes de défense de la liberté de la presse pour « repousser les limites de la liberté ».

Lire le rapport à :
http://www.ifj.org/default.asp?Index=2461&Language=EN
Pour plus de renseignements sur l'Asie du Sud, consulter le site web de l'IFEX à : http://www.ifex.org/en/content/view/full/140/

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