2 décembre 2006
L'ANNÉE 2006, LA PLUS MEURTRIÈRE À CE JOUR POUR LES JOURNALISTES, DIT L'AMJ
Pour les journalistes de partout dans le monde, l'année 2006 restera la plus meurtrière à ce jour, indique l'Association mondiale des journaux (AMJ). Cent cinq journalistes ont été tués dans le monde cette année, soit le nombre le plus élevé enregistré par l'AMJ depuis qu'elle a commencé à suivre de près les meurtres de journalistes en 1998. Le précédent record, de 72 décès, avait été recensé en 2004.
Entre juin et novembre 2006, selon l'AMJ, 71 journalistes ont été tués dans le monde.
Le conflit en Irak a coûté la vie à 23 journalistes pendant cette période, le nombre le plus élevé de n'importe quel pays. Encore une fois, la violence et l'insécurité grandissantes ont fait de l'Irak le pays le plus dangereux du monde pour les artisans des médias, dit l'AMJ.
Dans les Amériques, 17 journalistes ont été tués depuis juin, cinq d'entre eux rien qu'au Mexique. En Colombie, trois journalistes ont été assassinés.
En Asie, l'Afghanistan, le Pakistan et les Philippines se sont révélés des points chauds, tandis que 10 journalistes y ont été tués depuis juin.
De toutes les régions, l'Afrique a recensé l'un des nombres les plus faibles de journalistes assassinés (5). Certains pays cependant, l'Érythrée notamment, sont les principaux geôliers de journalistes.
Treize journalistes sont détenus dans des prisons secrètes en Érythrée, sans avoir accès ni à leur famille ni à quelque assistance juridique que ce soit (voir la nouvelle no 3 sur l'Érythrée).
Pour lire le rapport juin-novembre 2006 de l'AMJ, aller à :
http://www.wan-press.org/article12593.htmlPour lire le rapport annuel complet de l'AMJ, aller à :
http://www.wan-press.org/rubrique863.html