10 juin 2009
Plus d'actions conjointes émergent de l'AG de l'IFEX et du FMLE
À la suite d'actions conjointes que nous avons rapportées dans le « Communiqué » du 3 juin, trois appels supplémentaires ont été émis la semaine dernière lors de l'Assemblée générale de l'IFEX et du Forum mondial sur la liberté d'expression (FMLE) qui se tenaient en Norvège :
GAMBIE - Il y a un an, la Cour de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a rendu un jugement dans l'affaire de Chief Ebrimah Manneh, un journaliste du journal « Daily Observer » arrêté en juillet 2006 par des agents de la sinistre Agence nationale de renseignement (National Intelligence Agency, NIA) de Gambie. Quarante-cinq groupes membres de l'IFEX, à l'initiative de la Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest, ont signé conjointement une déclaration pour exiger que le gouvernement prenne des mesures immédiates afin de se conformer à la décision de la cour de la CEDEAO, et de le libérer. Depuis son arrestation en 2006, Manneh n'a jamais été revu. Le gouvernement de la Gambie a toujours nié le détenir.
http://www.ifex.org/the_gambia/2009/06/05/ja_gm/
INTERNATIONAL - Trente membres de l'IFEX, à l'initiative de Privacy International, ont signé une résolution condamnant l'escalade de la surveillance des journalistes, tandis que les technologies facilitent la capacité des gouvernements et des sociétés commerciales à travers le monde d'intercepter les conversations téléphoniques, les courriels et les activités des travailleurs des médias sur la toile. La pratique d'une surveillance envahissante viole le droit fondamental du journaliste d'accéder à l'information en rendant difficile la protection de l'anonymat des sources. En plus de la surveillance illégale exercée par les gouvernements et les entreprises, les gouvernements ont recours aux nouvelles lois censées combattre le terrorisme et la cybercriminalité pour justifier la surveillance du courrier privé. Les groupes membres demandent aux gouvernements de modifier toutes les lois anti-terroristes et sur la sécurité, afin de permettre à des organismes judiciaires indépendants de supervision de s'assurer que la collecte constante de renseignements ne viole aucun des droits fondamentaux de la personne.
http://www.ifex.org/international/2009/06/05/ja_gm/
YÉMEN - Une action conjointe sur la répression constante des médias du Yémen a circulé lors de la table ronde du FMLE intitulée « Le jeu du chat et de la souris - La censure en ligne au Moyen-Orient ». À cette la table ronde, on s'est penché sur le cas de la censure des médias au Yémen. Les journalistes sont jetés en prison, les sites web de nouvelles sont bloqués et le gouvernement a suspendu huit journaux. Des dizaines de participants ont signé une lettre conjointe au président Ali Abdullah Saleh pour exiger la levée des suspensions des journaux et pour qu'on traduise en justice les personnes responsables de ces violations. L'appel faisait suite à la publication d'une déclaration similaire du Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), ratifié par 37 organisations arabes de défense des droits de la personne. Consulter une déclaration antérieure d'ARTICLE 19 sur la répression des médias au Yémen :
http://tinyurl.com/lax27q et l'appel de l'ANHRI :
http://tinyurl.com/ng3nv2