RÉGIONS:

Human Rights Watch recense les défenseurs des droits et les journalistes menacés

Partout dans le monde, des gouvernements abusifs se livrent à fond de train à des attaques contre les défenseurs des droits de la personne, les organisations et les institutions afin de réduire au silence les critiques, apprend-on dans un nouveau rapport de Human Rights Watch. Le dossier de 612 pages, « World Report: 2010 », récapitule les tendances majeures en matière de droits de la personne dans plus de 90 pays et territoires dans le monde.

Depuis longtemps les défenseurs des droits de la personne sont censurés, emprisonnés ou tués, dit le rapport. « On pourrait considérer ces attaques comme un hommage involontaire rendu au mouvement de défense des droits de la personne. Si les gouvernements ne ressentaient pas la pression, ils ne se donneraient pas la peine d'étouffer la source. » Avec ce nouveau rapport, Human Rights Watch espère « mettre à nu la tendance et la renverser. »

À Cuba, le gouvernement de Raúl Castro garde un grand nombre de prisonniers politiques en détention et arrête des dizaines de dissidents. Les enquêtes en Birmanie ont révélé que des dizaines d'éminents militants politiques, de moines bouddhistes, de militants syndicaux, de journalistes et d'artistes ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison draconiennes depuis les manifestations politiques non violentes de 2007. Une conférence de presse historique de Human Rights Watch s'est tenue en Libye l'an dernier, au cours de laquelle il a été affirmé que les lois répressives continuent d'étouffer la libre expression et la liberté d'association. En Guinée, on a documenté les homicides et autres violations survenues en septembre lors d'un rassemblement de l'opposition, ainsi que d'autres incidents, qui ont démontré que les restrictions du gouvernement imposées à la liberté d'expression politique et d'assemblée le sont par l'intimidation et les agressions. Au moment de la rédaction du rapport, au moins 28 journalistes chinois étaient en prison sur la foi de vagues chefs d'inculpation, dont « incitation à la subversion » et « divulgation de secrets d'État ».

Les profils des pays comprennent des histoires sur les nombreux journalistes tués à travers le monde pour avoir couvert des affaires de corruption et de violations des droits de la personne, ainsi que d'autres violations de la liberté de la presse et de la libre expression, alors que leurs auteurs jouissent d'une impunité presque totale.