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Le Citizen Lab développe une nouvelle initiative sur Internet pour faire la lumière sur les concessions accordées par BlackBerry à certains gouvernements

(RSF/IFEX) - Un nouveau site Internet, Project RIM Check, devrait permettre d'en savoir plus sur le contrôle et la surveillance des BlackBerry mis en place par différents pays. Ce projet est motivé par "un besoin général de surveiller les activités des acteurs du secteur privé qui possèdent et exploitent le cyberespace, particulièrement depuis qu'elles sont soumises à des pressions croissantes pour coopérer avec les gouvernements sur la surveillance nationale et la censure".

Reporters sans frontières soutient le Citizen Lab dans son projet et salue une initiative destinée à mieux informer les usagers de BlackBerry.

Alors qu'en Inde la suspension des services de BlackBerry vient d'être annulée, ce nouvel outil Internet a été mis en place par l'université de Toronto pour contrôler "qui a accès à quoi" depuis les concessions de RIM, propriétaire de BlackBerry, accordées aux pays aux exigences de plus en plus liberticides.

L'Inde aurait conclu avec RIM une entente intermédiaire pour l'interception légale des services de BlackBerry. Un ultimatum pour un accord définitif a été fixé au 31 janvier 2011. Les services de BlackBerry ne sont donc pas, pour le moment, interrompus dans le pays. Mais à quel prix ?

C'est ce que tente d'élucider le site Internet de l'université de Toronto et son célèbre Citizen Lab, un centre de recherche sur les technologies et les droits de l'homme, en partenariat avec le think tank SevDev Group. Le site a été élaboré pour suivre le trafic de données des Blackberry et faire la lumière sur le degré de sécurisation de la transmission des données via ces smartphones.

Les utilisateurs de BlackBerry sont invités à visiter le site ( http://rimcheck.org/ ) pour fournir aux chercheurs du Citizen Lab des données relatives au trafic de données, qui, une fois analysées, dévoileront l'emplacement des serveurs de RIM.

Récemment, différents gouvernements, sous couvert de la défense de la sécurité nationale, avaient demandé à RIM d'installer des serveurs à l'intérieur de leurs juridictions, afin de faciliter la surveillance des communications. Reporters sans frontières dénonce l'instauration d'une surveillance en ligne et les risques de contrôle par les autorités des dissidents. L'organisation a également demandé à RIM de faire preuve de plus de transparence.

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