12 juin 2001
AU COURS DE SON NOUVEAU MANDAT, DE FAIRE RELÃCHER LES JOURNALISTES EMPRISONNÃS
Le 6 juin, soit deux jours avant lâélection présidentielle en Iran, le groupe Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) ont, dans des déclarations distinctes, lancé un appel à une plus grande liberté de la presse dans le pays. RSF a invité les dix candidats, et plus particulièrement le président en exercice et favori dans la course, Mohammed Khatami, à sâengager à défendre la liberté de la presse et à mettre fin à lâincarcération des journalistes. Après 1997, date de lâélection de Khatami, les médias ont connu une grande liberté et sont devenus un important lieu de débat politique, rappelle RSF. Depuis un an, cependant, les conservateurs se sont attaqués à cette liberté en arrêtant des journalistes et en fermant des publications réformatrices. RSF demande à Khatami de soutenir la presse, "non plus seulement à travers des discours mais par des actes afin de stopper lâoffensive menée par les durs du régime".
Dans son message préélectoral, le CPJ demande pour sa part la remise en liberté de cinq journalistes iraniens emprisonnés en raison de leur travail; il se dit préoccupé de voir que le scrutin se déroule dans un environnement où les journalistes locaux ne sont pas libres de rapporter la nouvelle. "Lorsque les Iraniens sont allés voter en février 2000, la presse constituait une force vive qui informait le public et débattait des questions les plus litigieuses qui agitent la société iranienne", a déclaré le CPJ. "Aujourdâhui, la presse iranienne est décimée par les autorités judiciaires. Les électeurs se voient donc nier la possibilité de choisir leur prochain président à partir dâun débat public libre et ouvert." Le CPJ et RSF ont tous deux désigné lâayatollah Ali Khamenei comme lâun des trente prédateurs de la liberté de la presse dans le monde. Pour de plus amples renseignements, consulter
www.rsf.fr et
www.cpj.org.">http://www.rsf.fr">www.rsf.fr et
www.cpj.org.