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Le rédacteur en chef d'un journal d'opposition passé à tabac


(RSF/IFEX) - Dans la nuit du 16 au 17 avril 2003, Maxime Ierochine, fondateur et rédacteur en chef de l'hebdomadaire d'opposition "Rabat", a été violemment frappé par des inconnus non loin de son domicile à Chimkent (Sud). Le journaliste, qui souffre de nombreuses blessures à la tête, a été hospitalisé. Ses collègues lient cette agression à la publication, dans le numéro du 10 avril, d'un article sur les résidences de luxe que se font construire le Président et certains hauts fonctionnaires dans des réserves naturelles, au mépris des lois. Le journaliste a déclaré : "Regardez dans mon journal ­ la personne qui l'a fait figure parmi les noms cités". RSF exhorte les autorités à mener une enquête sérieuse afin d'identifier et de condamner les responsables de cet acte.


"Maxime Ierochine est le troisième journaliste à avoir été agressé dans les huit derniers mois. Dans les trois cas, tout porte à croire qu'ils ont été attaqués pour des raisons professionnelles, parce qu'ils critiquaient les autorités. La situation devient très préoccupante. Alors que le Kazakhstan semblait, du point de vue de la liberté de la presse, être le pays le moins mal en point d'Asie centrale, l'exercice du journalisme indépendant devient de plus en plus périlleux", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de RSF.

RSF rappelle que, le 16 août 2002, Artur Platonov, coproducteur et présentateur de "Portret nedely", la principale émission politique de la chaîne de télévision indépendante KTK, avait été agressé par trois inconnus à Almaty devant son domicile (consulter l'alerte de l'IFEX du 19 août 2002). Le 28 août, Sergueï Douvanov, rédacteur du magazine "Bulletin", publié par le Bureau international de défense des droits de l'homme et réputé pour être l'un des journalistes kazakhs les plus critiques envers les autorités, avait été sauvagement agressé par trois inconnus en rentrant chez lui (consulter l'alerte du 30 août 2002). Le 11 mars 2003, il a été condamné à trois ans et demi de prison pour le viol présumé d'une mineure, malgré les nombreuses irrégularités observées au cours de l'enquête et les violations du droit de la défense pendant le procès (consulter des alertes des 11 et 4 mars, 31 et 29 janvier 2003, 11 novembre, 30 et 28 octobre 2002).


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