RÉGIONS:

La promesse du gouvernement de procéder à des réformes en faveur de la liberté de la presse sonne faux

Nina Ognianova du CPJ, au centre, présidait une séance d’information le 12 octobre à Vienne avec Anthony Mills de l’IIP (à gauche) et Jean-Paul Marthoz du CPJ (à droite) à propos l’incapacité du Kazakhstan à honorer ses engagements en faveur de la liberté de la presse en tant que président de l’OSCE.
Nina Ognianova du CPJ, au centre, présidait une séance d’information le 12 octobre à Vienne avec Anthony Mills de l’IIP (à gauche) et Jean-Paul Marthoz du CPJ (à droite) à propos l’incapacité du Kazakhstan à honorer ses engagements en faveur de la liberté de la presse en tant que président de l’OSCE.

CPJ

Le Kazakhstan prévoit tenir sa promesse d'améliorer la situation de la libre expression dans le pays - une promesse qu'il a faite afin d'obtenir la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 2010. C'est du moins ce qu'un politicien de l'OSCE a déclaré à une délégation du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) la semaine dernière. Mais la libre expression s'étant en réalité détériorée ces dernières années, les perspectives sont plutôt tristes, disent le CPJ et l'Institut international de la presse (IIP).

La dépénalisation de la diffamation, l'instauration de plafonds pour les jugements en matière de diffamation et l'adoption de lois sur l'accès à l'information figurent au programme du gouvernement, a déclaré l'ambassadeur du Kazakhstan Kairat Abdrakhmanov, qui préside le conseil permanent de l'OSCE, lors d'une rencontre avec le CPJ le 11 octobre. Mais il n'a fourni aucun calendrier précis pour l'adoption de ces réformes.

« Étant donné que le Kazakhstan a manqué à ses promesse de réformes qui remontent à 2007, soit au moment où il tentait d'obtenir la présidence de l'OSCE, il y a amplement raison d'observer ses actions de près maintenant », dit le CPJ.

Le CPJ et d'autres membres surveillent de près le dossier du Kazakhstan au chapitre de la libre expression depuis qu'il a obtenu la présidence de l'OSCE. Dans un dossier fortement critique, « Disdaining Press Freedom, Kazakhstan Undermined OSCE » (Mépris de la liberté de la presse, le Kazakhstan sape l'OSCE), le CPJ constate qu'au beau milieu de la présidence du Kazakhstan à l'OSCE, au moins un journaliste et un éminent défenseur des droits de la personne se trouvent en prison parce qu'ils font leur travail; deux journaux indépendants sont fermés; et des lois qui restreignent la liberté en ligne et la couverture des personnages publics sont promulguées.

« En faisant peu de cas des droits de la personne et de la liberté de la presse dans le pays, le Kazakhstan compromet la réputation internationale de l'organisation comme gardienne de ces droits, mine la pertinence et l'efficacité de l'OSCE, et donc dévalue les droits de la personne dans tous les États membres de l'organisation », dit le CPJ.

Le CPJ et l'IIP pressent les pays de l'OSCE de discuter de la situation de la liberté de la presse au Kazakhstan lors du sommet de l'organisation, prévu en décembre à Astana, la capitale du Kazakhstan. La libre expression et les droits de la personne ne figurent pas à l'ordre du jour, et les journalistes indépendants et les défenseurs de la liberté de la presse ne sont pas invités.

Dernier Tweet :

الاحتجاجات السلمية الأسبوعية في الضفة الغربية يشوبها العدوان الإسرائيلي ضد الصحفيين http://t.co/oeLwvsV4V0 | @MADA_Palestine #Israel