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Toujours sans nouvelles du cyberdissident Abdel Razak Al Mansouri, 5 mois après son arrestation

(RSF/IFEX) - La famille d'Abdel Razak Al Mansouri est sans nouvelles de lui depuis le 12 janvier 2005, date à laquelle il aurait été interpellé à Tobruk (est du pays). Il pourrait être détenu pour avoir fait parvenir un article à un site basé à l'étranger, la veille de son arrestation, dans lequel il ironisait sur un discours du président Kadhafi. RSF demande aux ambassades étrangères basées à Tripoli de s'enquérir du sort de ce cyberdissident auprès des autorités libyennes.

"Cette arrestation, bien que menée par la police, s'apparente à un enlèvement. La famille d'Abdel Razak Al Mansouri n'a pas été informée des charges retenues contre lui, ni de son lieu de détention. Nous demandons simplement aux diplomates étrangers basés à Tripoli de s'informer auprès du gouvernement libyen des raisons officielles de l'arrestation de ce libraire, ainsi que de son lieu de détention", a déclaré RSF.

Le site dissident http://www.akhbar-libya.com, basé à Londres, a publié le dernier texte de Al Mansouri, daté du 11 janvier. Dans cet article, le libraire tournait en dérision un discours prononcé quelques jours auparavant par le président Kadhafi, dans lequel il affirmait "accepter les opinions différentes".

Deux internautes se présentant comme les soeurs de Al Mansouri, Noria et Faiza, ont publié, entre fin avril et début mai, deux messages de soutien sur le site Akhbar Libya. Dans ces textes, elles se disent "fières" de leur frère et demandent aux internautes libyens de suivre son exemple en signant les commentaires qu'ils diffusent sur le Net de leur vrai nom.

Al Mansouri aurait été arrêté à Tobruk dans la soirée du 12 janvier. Deux jours plus tard, il aurait été transféré par les services de sécurité dans une prison de Tripoli. Aucune information officielle n'est toutefois venue confirmer cette interpellation, annoncée uniquement par Akhbar Libya.

Le libraire, âgé de 52 ans, avait commencé à écrire en 2004 sur ce site dissident édité à Londres. Dans ses articles, il abordait des sujets sociaux et dénonçait les atteintes aux droits de l'homme commises par les autorités libyennes.

La Libye est 154e sur 167 du classement mondial sur la liberté de la presse de RSF.

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