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Deux journalistes assassinés; descente dans une station de radio

Deux journalistes mexicains ont été assassinés la semaine dernière, sans que l'on ne connaisse encore les motifs, rapportent la Société interaméricaine de la presse (SIP), le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC) et Reporters sans frontières (RSF).

Le 14 juillet, Ernesto Montañez Valdivia, rédacteur en chef de « Enfoque del Sol de Chihuahua », était abattu au volant de sa voiture, rapportent le WiPC, RSF et la SIP. Le fils adolescent de Valdivia, qui se trouvait aussi dans la voiture, présentait une grave blessure au cou et a été transporté à l'hôpital. Là aussi, le mobile reste inconnu, mais les organisations de défense des droits rapportent qu'il y avait sur la voiture de Valdivia une vignette autocollante portant le nom du journal.

Valdivia a été tué à Ciudad Juárez, dans l'État de Chihuahua, situé dans le nord du pays, une région particulièrement touchée par les guerres de gangs et les fusillades entre policiers et trafiquants de drogue, indique le WiPC.

Deux jours plus tôt, Martin Javier Miranda Avilés, reporter au quotidien « Panorama » et correspondant de l'agence de nouvelles « Quadratin », a été trouvé poignardé à mort chez lui à Zitacuaro. Compte tenu des agressions physiques commises à la fin juin contre les camelots du quotidien « Panorama », le meurtre pourrait signifier des représailles contre le journal, a déclaré la direction de « Panorama » au WiPC et à RSF.

Alors que des collègues ont déclaré au WiPC et à RSF qu'il avait reçu des menaces, Miranda Avilés couvrait très rarement la scène judiciaire; certains s'interrogent et croient que ce pourrait avoir été un « crime passionnel ». Le Centre pour le journalisme et l'éthique publique (CEPET) du Mexique partage aussi cet avis.

Le CEPET rapporte en outre que, le 15 juillet, 70 agents de la police fédérale ont effectué une descente à la station de radio « XEJS Cadena Radiodifusora de Chihuahua », d'une manière particulièrement excessive, la police bloquant les rues tandis que des agents fédéraux armés tiraient les câbles qui retransmettaient en direct et saccageaient les installations. Les agents de sécurité ont dit aux quatre journalistes qui se trouvaient sur place que la chaîne « Canal 3 TV », à qui XEJS loue du temps d'antenne pour diffuser une portion de sa programmation, avait enfreint la loi. Otho Valles Baca, propriétaire du permis de radiodiffusion de XEJS, a déclaré au CEPET qu'il était convaincu que le raid surprise répondait en réalité à ses critiques fréquentes de tous les paliers de gouvernement, ce qui lui avait valu des menaces.

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