Nicaragua
Articles du Communiqué
8 juillet 2009

Comment se sert-on des médias pour maintenir une main de fer sur son pays ? Si vous êtes le président Daniel Ortega du Nicaragua, vous contournez les médias indépendants, que vous désignez comme ennemis, et vous agissez de manière agressive pour leur faire obstruction, indique un rapport spécial du Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
30 mars 2007
Le président du Nicaragua a accepté du suspendre les droits des permis d'exploitation des médias communautaires et autres petits médias et d'allouer équitablement les contrats de publicité gouvernementale, selon ce que rapporte l'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC).
18 août 2005
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Société interaméricaine de la presse (SIP) exigent la tenue d'une enquête sur le meurtre de Rony Adolfo Olivas Olivas, un journaliste qui a été abattu le 14 août 2005 à Estelí, au Nicaragua. Selon la FIJ, il y a tout lieu de croire qu'il pourrait avoir été visé à cause de ses reportages sur le trafic de drogue.
25 février 2004
Cinq membres de l'IFEX exigent une enquête sur le meurtre de Carlos José Guadamuz, journaliste nicaraguayen abattu en plein jour la semaine dernière dans la capitale, Managua.
17 juillet 2001
La Société interaméricaine de la presse (SIP) rapporte que les trois candidats à la présidence du Nicaragua, dont lâélection aura lieu en novembre, se sont engagés unanimement à préserver la liberté de la presse. Réunis à la résidence de lâancienne présidente, Violetta Chamorro, les candidats du Front Sandiniste, Daniel Ortega, du Parti Libéral constitutionnel, Enrique Bolaños, et du Parti conservateur, Noel Vidaurre, ont tous signé le 4 juillet la Déclaration de Chapultepec sur les principes de la liberté de la presse. La SIP fait remarquer toutefois que le Nicaragua ne se conforme à lâheure actuelle quâà trois des dix principes de la Déclaration de Chapultepec. Parmi les points particulièrement préoccupants, on retiendra lâabsence dâaccès aux archives publiques, les restrictions aux nouvelles relatives aux campagnes electorelles] et une nouvelle loi qui oblige les journalistes à adhérer à un "collegio" (guilde) pour pouvoir travailler dans la légalité.
16 janvier 2001
La Société interaméricaine de la presse (SIP) et le groupe Reporters sans frontières (RSF) signalent quâune nouvelle loi créant un "Collège des journalistes" pose une menace à la liberté de la presse du Nicaragua. La loi, approuvée par lâAssemblée nationale le 13 décembre dernier, exige lâinscription de tous les journalistes auprès de ce "Collège". Elle dispose également que seuls les journalistes qui détiennent un diplôme universitaire ou qui comptent de nombreuses années dâexpérience accréditée seront reconnus. Ceux qui pratiquent le journalisme sans répondre à ces critères pourront faire lâobjet de sanctions pénales, tandis que leurs employeurs seront passibles dâamendes pouvant aller jusquâà 25 000 cordobas (environ 2000 $ US), précise RSF.