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Deux journalistes condamnés à un mois d'emprisonnement pour diffamation, un autre libéré

(FIJ/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de la FIJ daté du 7 février 2008:

La FIJ demande la libération du directeur et du propriétaire d'un journal au Niger

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a demandé aujourd'hui au gouvernement du Niger la libération du directeur de publication de L'enquêteur Ibrahim Souley et du propriétaire du même journal, Soumana Maïga qui ont été condamnés à un mois de prison ferme après que le Ministre de l'Économie et des Finances a déposé une plainte pour diffamation contre le journal.

"Nous sommes indignés de constater que le système judiciaire est utilisé pour museler la presse au Niger", a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. "Nous demandons au tribunal de Niamey de réviser son jugement dans le pourvoi en appel et d'abandonner toutes les charges contre Souley et Maïga et les libérer."

Souley et Maïga de L'enquêteur ont été condamnés aujourd'hui par un tribunal de la capitale du Niger Niamey, à un mois de prison et enjoint à payer 40.000 Francs CFA (60 euros) chacun pour des dommages et intérêts de même que un franc CFA symbolique au ministre. L'avocat du journal a dit qu'ils vont faire appel du jugement.

Le Ministre Ali Mahamane Lamine Zène a déposé la plainte en diffamation après que L'enquêteur a publié trois articles le 19 novembre alléguant qu'il était impliqué dans l'octroi "illégal" de marchés publics et de favoriser la "mauvaise gestion" des finances publiques.

La FIJ a également appelé à la libération et la relaxe du journaliste Moussa Kaka, qui est emprisonné depuis le 20 septembre 2007 et inculpé de "participation à un complot contre l'autorité de l'État" pour des liens supposés avec les rebelles du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Son procès doit reprendre le 12 février.

Dans un autre cas, hier, Ibrahim Manzo Diallo, le directeur de publication du journal Aïr-Info a été libéré sous caution au bout de 4 mois de prison pour "association de malfaiteurs", cette accusation découlant de liens qu'il aurait avec les rebelles du MNJ. La FIJ s'est félicitée de la libération de Diallo mais a dit qu'elle était tardive et demande au tribunal de le disculper de toutes les accusations portées contre lui.

La FIJ représente plus de 600 000 journalistes dans 120 pays dans le monde.

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"Liberia and neighbouring countries...have all been accused of media censorship to cover up the...outbreak".http://t.co/swyo2Rean8 #Ebola