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Deux journalistes condamnés à trois mois de prison avec sursis pour "diffamation"

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières déplore la condamnation à trois mois de prison avec sursis pour "diffamation" de Moussa Aksar et Sani Aboubacar, et dénonce le fait qu'ils aient tous deux passé six jours en détention préventive à la prison centrale de Niamey.

"Pour la deuxième fois en un mois, des journalistes sont placés en détention pour des cas de diffamation. Nous ne pouvons que rappeler aux autorités nigériennes que s'agissant des affaires de presse, l'incarcération n'est une réponse ni adaptée ni juste", a déclaré Reporters sans frontières.

Le directeur et le journaliste de l'hebdomadaire privé "L'Evénement" ont été remis en liberté le 18 novembre 2008, après avoir été condamnés à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Niamey. Ils devront en outre s'acquitter d'une amende de 50 000 francs CFA (environ 76 euros) chacun et verser 500 000 FCFA (environ 760 euros) de dommages au plaignant, Foukori Ibrahim, responsable de la société nigérienne d'électricité Nigelec.

Les deux journalistes ont immédiatement fait appel de cette décision. Contacté par Reporters sans frontières, Moussa Aksar a déclaré que le verdict lui semblait "sévère" et la réaction des autorités "disproportionnée", puisqu'il s'agit d'un différend entre lui et un "simple particulier".

Le 12 novembre, Moussa Aksar et Sani Aboubacar avaient été arrêtés après la publication, le 29 septembre, d'articles évoquant la "mauvaise gestion" de la Nigelec et le "recrutement frauduleux" de la soeur du directeur de cabinet du président Mamadou Tandja.

Le 11 octobre 2008, un autre journaliste, Zakari Alzouma, avait été condamné à trois mois de prison avec sursis, également pour "diffamation".

Mise à jour du cas Askar et Aboubacar: http://www.ifex.org/fr/content/view/full/98525

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