25 février 2004
UN ANIMATEUR DE LA RADIO EST ABATTU
Les membres de l'IFEX se disent alarmés devant les conditions de la liberté de la presse aux Philippines, à la suite du meurtre la semaine dernière d'un animateur de la radio et de l'attaque à la grenade contre le domicile d'un autre.
Le Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR), le Comité pour la protection des journalistes, Reporters sans frontières (RSF) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ) rapportent que Ruel Endrinal, commentateur à la station de radio DZRC-AM, a été abattu par des inconnus le 11 février à Legazpi City.
Selon des collègues de la station de radio, Endrinal était critique des politiciens locaux, y compris du gouverneur de la province d'Albay, et avait reçu des menaces de mort. Mais ils n'étaient pas sûrs quant au mobile du meurtre.
Endrinal est le troisième journaliste de la presse électronique assassiné depuis 2003 dans la région de Bicol, selon le CMFR. L'an dernier, des inconnus avaient assassiné le journaliste John Belen de DZGB à Legazpi City, et Nelson Nadura de DYME à Masbate (voir
http://www.ifex.org/fr/content/view/full/55471/).Par ailleurs, le 14 février, des assaillants ont lancé une grenade contre le domicile de Modesto « Odie » Gutierrez à Santiago, pendant que le journaliste et sa famille regardaient la télévision, rapporte le CMFR. Bien qu'ils s'en soient tirés indemnes, l'explosion a détruit la voiture de Gutierrez et la façade de sa maison.
Gutierrez est l'animateur d'une émission quotidienne de commentaires, « Pulso Ngayon » (Le pouls maintenant) à la station de radio DWSI. Quelques jours avant l'attentat, il avait reçu au téléphone des messages le prévenant de graves conséquences s'il ne cessait pas de « faire des commentaires négatifs » à son émission.
Le nombre des meurtres de journalistes aux Philippines va croissant, dit le CMFR. L'an dernier, sept d'entre eux ont été assassinés en raison de leur travail ? un sommet depuis le retour du pays à la démocratie en 1986. À l'approche des élections nationales et locales, les risques pour la sécurité des journalistes devraient s'accroître, surtout dans les zones rurales, prévient le CMFR.
En réponse aux attaques, le CMFR a constitué une coalition avec cinq autres groupes indépendants et de défense des droits de la personne afin de corriger la situation dans le pays. Appelée Fonds Liberté pour les journalistes philippins (Freedom Fund for Filippino Journalists, FFFJ), la coalition s'applique à alerter les médias locaux et internationaux des attaques contre les journalistes et à leur fournir un appui financier, aibnsi qu'à leurs familles en danger.
CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE:
1) Écrire au gouvernement des Philippines en utilisant le modèle de lettre de la FIJ :
http://www.ifj.org/default.asp?Index=2257&Language=EN2) Communiquer avec le CMFR pour plus de renseignements : cmfr@surfshop.net.ph
3) Rester informés. Consulter les sites suivants :
- RSF :
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=9218- IFEX :
http://www.ifex.org/en/content/view/full/159/- FFFJ :
http://www.cmfr.com.ph/fffj/fffjbackgrounder.html- CPJ :
http://www.cpj.org/cases04/asia_cases04/phil.html