Rapports - 2011
(JED/IFEX) - Kinshasa, le 28 décembre 2011 - Dans un Rapport sur l'état de la liberté de la presse en 2011, rendu public au lendemain de l'investiture du Président Joseph Kabila pour un nouveau quinquennat, Journaliste en danger (JED) lance un appel urgent au Pouvoir en place pour stopper l'escalade de la répression qui s'abat sur la presse depuis la crise postélectorale qui s'est installée au pays après les présidentielles du 28 novembre 2011.
Le Printemps arabe et les mouvements de contestation qu’il a parfois inspirés dans d’autres parties du monde (Soudan, Azerbaïdjan) ainsi que les protestations populaires dans plusieurs pays comme la Grèce, le Bélarus, l’Ouganda, le Chili ou encore les Etats-Unis (Occupy Wall Street), sont à l’origine de l’explosion spectaculaire du nombre d’arrestations et d’interpellations (1044 en 2011 contre 535 en 2010).
L'étude du CPJ a révélé des changements notables par rapport aux tendances historiques: les meurtres ciblés ont diminué tandis que les décès au cours de missions dangereuses, telle que la couverture des manifestations de rue, ont atteint un record jamais enregistré.
Cette année, l'Iran est le pays qui a emprisonné le plus de journalistes au monde, avec 42 journalistes derrière les barreaux.
Dans son rapport, RSF décrit les méthodes utilisées par les autorités pour empêcher la circulation de l'information au cours des soulèvements populaires en Tunisie, Égypte, Libye, Bahreïn, Syrie et Yémen.
Bien que le gouvernement a défendu les blogueurs iraniens, les activistes chinois ou les net-citoyens du printemps arabes, il a été à l'origine d'initiatives dommageables à la liberté d'expression, ou a montré une attitude hostile à des activités en ligne.
Les Etats-Unis ont demandé des éclaircissements sur les "restrictions à l'Internet en Chine" qui violeraient des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Nese Düzel et Adnan Demir sont ainsi poursuivis du fait de deux reportages publiés en avril 2010, qui contenaient des interviews d'anciens dirigeants du PKK, Zübeyir Aydar et Remzi Kartal.
Rapport du TMG de l'IFEX d'atelier stratégique réunissant au sein de trois groupes de travail des professionnels des médias et des acteurs de la société civile qui ont fait part de leur évaluation du paysage médiatique neuf mois après la révolution et ont formulé des recommandations et des plans d'action afin de guider la réforme du secteur des médias. (Tunis, 27 et 28 septembre 2011)
Les radios étrangères continuent d'être les principales sources d'information indépendantes pour la population.
RSF dénonce la coopération criminelle des entreprises occidentales œuvrant notamment dans le domaine des nouvelles technologies avec des régimes autoritaires.
Un engouement pour le Web, associé à la peur des mouvements sociaux, a conduit le gouvernement à mener une politique d'amélioration continue de la censure.
Le gouvernement doit prendre des mesures contre toute collusion entre des représentants de l'Etat et des personnes recherchées par la justice afin d'assurer la protection des journalistes, en particulier face aux groupes qui agissent à des fins politiques, dit RSF.
En visite au Chili en juin 2011, à l'occasion des vingt ans de la station communautaire Radio Tierra, RSF a pu constater la centralité du thème de l'information dans cette ébullition citoyenne.
Cette enquête tente de décrire au plus près la situation de professionnels des médias face au défi posé par la présence du crime organisé.
À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin 2011, RSF rend hommage aux journalistes qui, en continuant leur travail malgré l’exil, font échec à ceux qui les avaient poussés à quitter leur pays et cherchaient à les réduire au silence.
Des dizaines de journalistes avouent avoir été abusés sexuellement dans le cadre de leur travail, selon un rapport spécial du CPJ élaboré par Lauren Wolfe.
Des menaces antérieures contre un journaliste sont de puissants indicateurs d'une violence imminente, selon l'indice ; plus de 40 pour cent des victimes recensées avaient reçu des menaces avant d'être tués.
Les journalistes font face à des menaces terroristes, violences policières, pouvoir sans frein de potentats locaux, et autres dangers inhérents aux conflits dans les zones tribales.
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