Russie - Articles

Des milliers de manifestants russes opposés au gouvernement ont couru le risque de fortes amendes et ont participé hier (12 juin 2012) à un important rassemblement à Moscou lors duquel ils ont exigé la démission du Président Vladimir Poutine et la tenue de nouvelles élections.

Un militant russe des droits des gais serait la première personne à être punie aux termes d'un règlement municipal pour avoir distribué de la « propagande gaie », selon ce que rapportent Index on Censorship et les dépêches.

Des journalistes figuraient parmi plus de 500 personnes arrêtées lors des manifestations de Moscou après que Vladimir Poutine eut déclaré victoire dimanche aux élections présidentielles de Russie, selon ce que rapportent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et d'autres groupes membres de l'IFEX. Depuis les élections parlementaires de décembre, les autorités ont eu recours à toute une gamme de tactiques pour harceler et discréditer leurs critiques, disent le CPJ et Human Rights Watch.

Un homme au Bélarus a été condamné en février à 10 jours de prison pour avoir organisé une manifestation de protestation avec des jouets, répétant de récents ralliements dans la Russie voisine, où on a utilisé des oursons en peluche pour contester Vladimir Poutine, selon ce que rapporte Index on Censorship.

Le 15 décembre - jour de commémoration des journalistes assassinés en Russie - l'éditeur d'un journal et défenseur de la libre expression a été abattu de 14 projectiles par un individu masqué, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Center for Journalism in Extreme Situations, CJES), la Fondation pour la défense de la glasnost (Glasnost Defence Foundation, GDF), l'Institut international de la presse (IIP), Human Rights Watch, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et ARTICLE 19.

Les membres de l'IFEX ont constaté ces dernières semaines certaines avancées significatives dans le domaine de la diffamation pénale : le Président du Niger est devenu le premier chef d'État à ratifier la Déclaration de la Montagne de la Table, qui demande l'abrogation des lois pénales sur la diffamation et des lois sur l'insulte en Afrique; et le Sénat mexicain a approuvé à l'unanimité la dépénalisation de la diffamation. Bien que la Russie ait modifié récemment sa législation en matière de diffamation, les critiques sont d'avis que les mesures ne vont pas assez loin.

Tandis que les Russes votaient cette semaine aux élections parlementaires, la censure, les cyber-attaques coordonnées et les arrestations de journalistes et de blogueurs se poursuivaient dans le but apparent d'étouffer les allégations de fraude électorale et les critiques à l'égard du parti au pouvoir, selon ce que rapportent la Fondation pour la défense de la glasnost (Glasnost Defence Foundation, GDF) et le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Center for Journalism in Extreme Situations, CJES), entre autres groupes membres de l'IFEX.

Avec le cinquième anniversaire du meurtre de la journaliste d'enquête Anna Politkovskaïa le 7 octobre, l'arrestation récente des présumés assaillants et conspirateur apporte peu d'espoir aux nombreux membres de l'IFEX, dont ses membres russes que sont la Fondation pour la défense de la glasnost (GDF) et le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Center for Journalism in Extreme Situations, CJES).

Cinq ans après que la journaliste Anna Politkovskaïa eut été abattue dans l'ascenseur de son immeuble, un officier de la police à la retraite, le lieutenant-colonel Dmitry Pavlioutchenkov est inculpé d'avoir été à la tête du groupe criminel qui l'a assassinée, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Center for Journalism in Extreme Situations, CJES), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). Le criminel reconnu Lom-Ali Gaitukaïev a aussi été désigné nommément comme organisateur de l'assassinat.

Deux ultra-nationalistes ont été reconnus coupables et condamnés à de lourdes peines de prison pour le double meurtre survenu en janvier 2009 de Stanislav Markelov, avocat des droits de la personne, et d'Anastasia Baburova, reporter en formation à la « Novaïa Gazeta » - une victoire marquante sur l'impunité en Russie, disent la Fondation pour la défense de la glasnost (GDF), le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Center for Journalism in Extreme Situations, CJES) et d'autres groupes membres de l'IFEX.

La forêt de Khimki, d’une étendue de 1 000 hectares près de Moscou, abrite une faune composée de renards, d’élans, de sangliers et d’un certain nombre d’espèces d’insectes et de plantes considérées comme menacées. Alors, quand les autorités locales ont commencé à construire une nouvelle autoroute de 8 milliards de dollars qui doit traverser la forêt afin de relier Moscou à Saint-Pétersbourg, cela n’a pas plu à la communauté locale. Un journaliste qui couvrait le projet a été brutalement agressé plus tôt ce mois-ci, tandis qu’un autre a été reconnu coupable de diffamation contre le maire qui a ordonné l’autoroute, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Center for Journalism in Extreme Situations, CJES), la Fondation pour la défense de la glasnost, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Comité le des écrivains en prison du PEN International (WiPC) et d’autres membres de l’IFEX.
À la suite d'un appel lancé par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), les autorités suprêmes du Kremlin se sont engagées à poursuivre 19 affaires de meurtres de journalistes non résolus et reliés à l'exercice de la profession. La semaine dernière, des officiels du Comité d'enquête de Moscou, qui ont la responsabilité directe de faire enquête sur les crimes les plus sérieux commis en Russie, ont rencontré une délégation du CPJ de passage dans la capitale et se sont engagés à fouiller énergiquement dans ces affaires, dont cinq au moins ont été précédemment closes ou suspendues.
Le Daguestan est devenu la zone de la Russie la plus dangereuse pour les journalistes, selon ce que rapporte la Fondation pour la défense de la glasnost (GDF). En mai 2010, le directeur de deux stations de radio a été abattu. Quelques jours plus tard, c'était au tour du directeur d'une station de télévision d'être assassiné. Ce mois-ci, le rédacteur en chef d'une autre station de télévision a été abattu.
Le directeur d'une station de télévision locale du Daghestan, qui se rendait réparer de l'équipement de télévision, a été abattu le 13 mai, selon ce que rapporte la Fondation pour la défense de la glasnost (Glasnost Defence Foundation, GDF). Le directeur de TBS, Sayid Ibragimov, a été pris dans une embuscade par des hommes armés pendant qu'il se déplaçait avec une équipe de réparateurs qui se rendaient remettre en marche un émetteur de télévision endommagé la veille par des militants. La voiture d'Ibragimov et une jeep de la police qui l'accompagnait ont été attaquées près du village d'Ayazi. Des hommes armés ont fait exploser une bombe devant les véhicules, puis ont ouvert le feu sur elles, tuant cinq hommes et en blessant quatre autres.
Un journaliste russe a été battu à mort récemment tandis qu'il était en garde à vue, rapporte la Fédération internationale des journalistes (FIJ).
Le Comité mondial pour la liberté de la presse (WPFC) a honoré Alexeï Simonov, président de la Fondation pour la défense de la glasnost (GDF), en lui décernant le 4 décembre son prix Dana-Bullen 2009 pour la défense de la Liberté de la presse.
Une journaliste russe se serait suicidée en tombant d'une fenêtre du 14e étage le 16 novembre à Kaliningrad. Mais les critiques outrés de l'opposition et ses collègues croient qu'elle a été assassinée, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Centre for Journalism in Extreme Situations, CJES) et l'Institut international de la presse (IIP).
Un défenseur des droits de la personne d'Ingouchie, une république de Russie, a été tué le 25 octobre lorsque sa voiture a essuyé des tirs venant d'une autre voiture, selon ce que rapporte ARTICLE 19.
Lors d'une mission de cinq jours en Russie la semaine dernière, l'Institut international de la presse (IIP) a fait enquête sur le meurtre de journalistes, sur l'impunité des tueurs et sur l'autocensure qui se poursuit dans la presse.

Les cadavres criblés de balles d'une militante tchétchène et de son mari ont été découverts dans le coffre de leur voiture à Groznyï la semaine dernière, le lendemain de leur enlèvement. Par ailleurs, au Daghestan voisin, un journaliste d'enquête bien connu a été assassiné. Les groupes ARTICLE 19 et Human Rights Watch, membres de l'IFEX, ainsi que d'autres groupes affirment que la violence est un signe que, dans la Russie d'aujourd'hui, surtout en Tchétchénie, les voix indépendantes sont toujours impitoyablement réduites au silence.
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