17 juillet 2001

QUI INCITENT À LA HAINE


Le Rwanda envisage l’instauration de la peine de mort contre les journalistes locaux qui incitent à la haine raciale, selon le Réseau d’information régionale intégré des Nations Unies (IRIN). Le parlement débat en ce moment d’un projet de loi qui imposerait une peine minimale de vingt ans de prison ou même la peine de mort à tout journaliste local reconnu coupable d’utiliser les médias de masse pour inciter au génocide. Tout journaliste étranger qui inciterait le public au génocide serait interdit d’entrée et de séjour au Rwanda. Le projet de loi propose également d’obliger les journalistes à divulguer leurs sources.

On soupçonne les entreprises de presse d’avoir joué un rôle important dans l’incitation à la haine ethnique, qui a atteint son point culminant lors du génocide de 1994, rapporte l’IRIN. Plusieurs journalistes subissent leur procès en ce moment devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda à Arusha, en Tanzanie, pour répondre à l’accusation d’avoir incité la population à perpétrer un génocide. Pour de plus amples renseignements, voir www.reliefweb.int.




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