Amérique du Sud - Articles

Jineth Bedoya Lima, journaliste colombienne dont les enquêtes ont mené à des tentatives de meurtre contre elle, sur les conséquences d'être présentée dans la campagne de cette année de la Journée contre l'impunité.

Les organisations vénézuéliennes de défense des médias Periodistas por la Verdad et Instituto Prensa y Sociedad Venezuela offrent des points de vue opposés sur ce que signifie pour la libre expression le prochain mandat de six ans du Président Hugo Chávez.
La vague d'agitation sociale et ouvrière qui secoue la Bolivie depuis des mois a pris une tournure inquiétante lorsque la police a déclenché une mutinerie pour exiger une augmentation de salaire et que les journalistes, dans plusieurs villes, sont devenus les cibles de sa colère, selon ce que rapporte Reporters sans frontières (RSF). L'Association nationale de la presse (Asociación Nacional de la Prensa, ANP) basée à La Paz, a recensé plusieurs assauts contre la presse.
L'animateur d'une émission-débat à la radio, qui a déjà été un ministre du gouvernement, a été blessé dans un attentat à la bombe à Bogotá peu après qu'il eut critiqué une modification constitutionnelle qui ouvrirait la porte à des pourparlers de paix avec les groupes rebelles, selon ce que rapportent la Fundación para la Libertad de Prensa (FLIP) et d'autres groupes membres de l'IFEX. Il n'y avait pas eu d'attentat à la bombe dans la capitale depuis 2003.
Un procureur d'État local qui enquêtait sur le meurtre en 2011 du journaliste péruvien Pedro Flores Silva a été abattu la semaine dernière, selon ce que rapporte l'Instituto Prensa y Sociedad (IPYS).
Un tribunal vénézuélien a statué que la presse ne peut pas couvrir les questions de contamination de l'eau sans utiliser les informations approuvées par le gouvernement, selon ce que rapportent l'Institut pour la presse et la société (IPYS-Venezuela), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF).
Au milieu de la condamnation internationale qui va s’amplifiant, le Président de l’Équateur Rafael Correa a déclaré qu’il gracierait un ancien rédacteur en chef et trois propriétaires du journal « El Universo », condamnés à des amendes de 40 millions $US et à trois ans de prison dans une affaire de diffamation, selon ce que rapportent la Fondation andine pour l’observation et l’étude des médias (Fundamedios). Alors que les membres de l’IFEX saluent le geste, la situation alarmante de la libre expression en Équateur continue d’en inquiéter plus d’un.

La Commission interaméricaine des droits de l'homme (IACHR) a demandé au Président de l'Équateur Rafael Correa de suspendre la sentence dans une affaire de diffamation criminelle contre le journal « El Universo » jusqu'à la tenue le mois prochain d'une audition entre les deux parties, rapportent le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC) et les dépêches.

Deux journalistes équatoriens ont été condamnés à verser au Président Rafael Correa la somme de deux millions de dollars US en réparations pour dommages moraux - dernier épisode d’une série d’incidents qui indiquent une situation « troublante » de la libre expression en Équateur, « qui va en s’aggravant » sous le Président Rafael Correa, dit l’ALC de l’IFEX, une alliance de 16 groupes membres de l’IFEX en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le jugement n’augure rien de bon pour le quotidien « El Universo », dont l’appel dans une affaire de diffamation de plusieurs millions de dollars est entendu aujourd’hui.

Un journaliste brésilien qui couvrait la corruption a été abattu dimanche soir près de la frontière du Paraguay, dans un incident que la police décrit comme étant probablement un meurtre commis par un tueur à gages, selon ce que rapportent le membre de l'IFEX au Brésil, l'Associação Brasileira de Jornalismo Investigativo (ABRAJI), ainsi que d'autres groupes membres de l'IFEX. C'était le deuxième meurtre d'un journaliste brésilien en moins d'une semaine, dit l'ABRAJI.

Tandis que des fonctionnaires du gouvernement interrompaient diverses émissions d'informations qui tentaient de discréditer FUNDAMEDIOS, le groupe membre de l'IFEX en Équateur, l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d'information (WAN-IFRA) mettait fin à une mission de défense de la liberté de la presse qui concluait que les travailleurs des médias indépendants dans le pays font face à un « climat d'hostilité » générale. Encore plus alarmantes sont les menaces de mort envoyées au même moment au personnel de la Fondation andine pour l'observation et l'étude des médias (FUNDAMEDIOS).
Un journaliste a été tué dans un échange de coups de feu entre la police et des membres d'un réseau de trafiquants de drogue tandis qu'il suivait une opération policière effectuée au petit matin, selon ce que rapportent l'Association brésilienne du journalisme d'enquête (ABRAJI), la Société interaméricaine de la presse (SIP), Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
Il a fallu huit ans depuis la première proposition, mais le Sénat du Brésil a adopté une loi complète sur la liberté d'accès à l'information qui contribue considérablement à promouvoir la transparence gouvernementale et la participation démocratique des citoyens et des médias, selon ce que rapportent l'Association brésilienne du journalisme d'enquête (ABRAJI), ARTICLE 19 et Reporters sans frontières (RSF).

Au cours des deux derniers mois, de nombreuses stations de radio ont été violemment attaquées dans des incidents séparés et de diverses manières - qui vont de l'incendie criminel jusqu'au braquage à main armée et au vandalisme - ce qui dénote des efforts systématiques pour censurer les ondes dans toute l'Argentine, rapportent le Forum du journalisme argentin (FOPEA), les Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE) et Reporters sans frontières (RSF). Par ailleurs, le FOPEA a fait part de sa « profonde satisfaction » après que les assassins d'un journaliste mort en 1977 eurent enfin été traduits en justice.

Le 11 octobre, le gouvernement vénézuélien a rejeté toutes les demandes d'amélioration de certains aspects de la liberté d'expression recommandées par les membres de l'IFEX et incluses dans le rapport définitif du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies lors de la 12e séance de Revue périodique universelle à Genève.
Le contingent de 17 organisations latino-américaines et caraïbes (ALC) de défense de la liberté d'expression de l'IFEX invite ses partisans à se brancher sur sa couverture de la Revue périodique universelle du Venezuela par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, à lire le blogue en direct de l'ALC de l'IFEX, à suivre @IFEXALC sur Twitter et à encourager d'autres personnes à en faire autant.

Peu après qu'un tribunal provincial de Guayas, en Équateur, eut maintenu une amende ruineuse de 40 millions $US et des peines de trois ans de prison contre trois directeurs et un rédacteur du journal « El Universo », le Président Rafael Correa a insulté ses critiques dans un discours prononcé à l'Université Columbia de New York, selon ce que rapportent la Fondation andine pour l'Observation et l'étude des médias (FUNDAMEDIOS), la Société interaméricaine de la presse (SIP), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF).
Trois journalistes ont été tués en l'espace d'une semaine au Brésil, au Honduras et au Pérou, ce qui consolide le statut de l'Amérique latine comme la région la plus dangereuse du monde pour les journalistes jusqu'à maintenant en 2011, selon ce que rapportent les membres de l'IFEX.
Une soudaine poussée d'agitation citoyenne au Chili, depuis les étudiants qui manifestent contre un système scolaire coûteux et injuste, jusqu'aux mineurs qui exigent de meilleures conditions de travail, pourrait contribuer à casser l'oligopole médiatique du pays hérité du régime Pinochet, indique un nouveau rapport de Reporters sans frontières (RSF).

Par une décision rendue le 20 juillet, un juge équatorien a condamné un journaliste et trois cadres supérieurs d'un journal à trois ans de prison et à une amende de 40 millions de dollars pour avoir publié une chronique qui remettait en question l' à-propos d'un raid de l'armée destiné à sauver le Président Rafael Correa d'une manifestation de policiers en grève. La condamnation au criminel des critiques de Correa représente un coup majeur porté à la liberté de la presse, qui viole les obligations internationales de l'Équateur en matière de droits de la personne, indiquent la Fondation andine pour l'observation et l'étude des médias (Andean Foundation for Media Observation & Study, Fundamedios), la Société interaméricaine de la presse (SIP) et d'autres groupes membres de l'IFEX.
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