Soudan - Alertes
Selon l’AFP, le juge a considéré que les agents des forces de sécurité, en le convoquant tous les jours sans lui donner ni eau, ni nourriture avaient mis en danger la vie du journaliste.
En l'espace de deux semaines, deux journaux indépendants et d'opposition, "Alwan" et "Raï al-Shaab", ont été fermés par les forces de sécurité sans la moindre explication.
Jamal Osman Hamad a été convoqué par les forces de sécurité le 24 octobre à Khartoum, et se trouve à présent détenu dans un endroit inconnu de la capitale. Son portable est éteint depuis son arrestation et aucun de ses collègues ou membres de sa famille n'a pu obtenir de ses nouvelles.
Malgré les promesses du président Omar el-Béchir de libérer tous les journalistes emprisonnés, Abdelrahman Adam, journaliste de Radio Dabanga, incarcéré le 30 octobre 2010, croupit toujours derrière les barreaux.
Au lendemain de l'annonce présidentielle, le journaliste du quotidien arabophone "Al-Sahafa", Gafar Alsabki Ibrahim, détenu depuis le 3 novembre 2010, est sorti de prison.
La bonne nouvelle de la libération d'Abuzar Ali Al-Amin a été entachée par la confiscation de la totalité des exemplaires du quotidien "Al-Jarida", le harcèlement juridique de ses employés, et le projet du Parti du congrès populaire de réinstaurer la censure préalable.
A ce jour, RSF dénombre près d'une dizaine de journalistes et collaborateurs des médias appelés à comparaître devant la justice ou sujets à une enquête judiciaire, vraisemblablement à la suite de plaintes déposées par les forces de sécurité.
Mohammed Arku a été arrêté par les forces de sécurité sud-soudanaises pour avoir pris des clichés sans autorisation du gouvernement, dans une zone pourtant non militarisée.
Faisal Salih, Amal Habbani et Faiz Alselaik ont été entendus par le ministre de la Justice après avoir révélé les viols commis contre des militantes des droits de l'homme.
Khalid Tawfig a été libéré après environ un mois d'emprisonnement ; Ashraf Abdelaziz et Altahir Ibrahim ont été relâchés après un an d'incarcération.
Kamal Karar, Ibrahim Mirghani et Moawya Abu-Hashim ont été relâchés après dix jours de détention.
Abouicha Kazem et Abdelgader Bakash ont été accusés d'"atteinte à la Constitution soudanaise", chef d'inculpation punissable par la peine de mort par pendaison.
RSF condamne l'arrestation arbitraire de Gafar Alsabki Ibrahim et demande expressément aux autorités de fournir des explications.
Le directeur de la communication a rappelé que chaque journaliste devait prendre ses responsabilités et devait s'autocensurer sur les questions pouvant menacer l'unité nationale.
Abuzar Al Amin, Ashraf Abdelaziz et Altahir Abugawhara Ibrahim sont reconnus coupables "d'attaques contre l'État en vue de miner le système constitutionnel" et de "publication d'informations erronées".
Si les journalistes sont reconnus coupables, ils encourent la peine de mort par pendaison.
RSF s'inquiète du risque de retour de la censure, suite à l'irruption des forces de sécurité dans les locaux de plusieurs journaux.
Le déroulement des premières élections générales multipartites depuis 1986 sont marquées par des plaintes pour irrégularités.
Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse, et l'avocat et député soudanais Salih Mahmoud Osman, lauréats 2005 et 2007 du "Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit", expriment leur préoccupation face au projet de loi encadrant la presse écrite actuellement en discussion au Parlement.
Le 14 avril 2009, "Al-Midan" n'a pas pu procéder à l'impression de son numéro 2114, en raison de l'intervention des forces de sécurité
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