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La FIJ condamne le harcèlement des journalistes par des militaires

(FIJ/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de la FIJ, daté du 27 septembre 2006:

La FIJ condamne le harcèlement des journalistes par des militaires au Togo

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné aujourd'hui le harcèlement de journalistes radio par des militaires après qu'ils ont diffusé des communiqués de presse demandant à la Fédération Togolaise de Football (FTF) de reporter le championnat national.

Le samedi 23 septembre pendant l'émission Temps Réglementaire de Radio Sport FM, présentée par Jean-Marie Elo, journaliste et rédacteur en chef de la radio, des journalistes ont lu des communiqués de presse de clubs de football demandant à reporter le championnat national. Un communiqué de presse de la Fédération Togolaise de Football (FTF) déclarant qu'en aucune manière le championnat ne pourrait être reporté, a également été lu.

L'émission a entraîné une réaction du Président de la FTF qui a envoyé des militaires envoyer chercher Elo qui a dû vivre dans la clandestinité pendant trois jours.

"Nous condamnons ce harcèlement de Jean-Marie Elo et Radio Sport FM," a dit Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. "Nous appelons le Président de la Fédération Togolaise de Football à mettre un terme à cette action. Il y a des organismes de régulation des médias et un système judiciaire au Togo qui peuvent résoudre tout problème avec les médias."

Quelques heures après l'émission le samedi, deux hommes, l'un en tenue militaire et l'autre en civile, se sont rendus à la radio pour demander l'un des communiqués de presse des clubs de football et les journalistes qui l'ont lu. Le présentateur de l'émission Jean-Marie Elo n'était pas à la station en ce moment.

Le jour suivant, Elo assurait la retransmission en direct d'un match de football avec l'un de ses collègues quand deux militaires ont demandé aux journalistes de les suivre dans un camp militaire pour rencontrer le Président de la FTF, le Lieutenant-colonel Rock Balakiyem Gnassingbé. Les journalistes ont pu leur échapper et Elo a vécu loin de sa maison qui était sous surveillance militaire.

"Ceci constitue une atteinte pernicieuse et inadmissible à la liberté de presse et d'opinion au Togo", a déclaré Augustin Koffi AMEGA, Secrétaire Général de l'Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT).

Elo a dit à l'UJIT qu'il a vécu du dimanche au mardi dans la clandestinité vu que des militaires surveillaient sa maison.

"Alors que le Togo est en train de franchir une étape importante de son histoire avec la réconciliation nationale matérialisée par le récent accord entre le parti au pouvoir et l'opposition, la répression des médias est un danger pour ce nouveau départ," a dit Gabriel Baglo.

La FIJ représente plus de 500 000 journalistes dans plus de 110 pays.

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