Tunisie - Alertes
Le mouvement de réformes entamé au lendemain de la révolution se trouve aujourd’hui au point mort.
Depuis plusieurs mois déjà, El Hiwar Ettounsi était la cible de nombreuses menaces sur Facebook. Cette attaque aurait d’ailleurs été annoncée quelques jours auparavant sur le réseau social.
Certains articles du code pénal sont aujourd’hui utilisés de façon illégitime pour condamner des journalistes et des blogueurs alors même que l’entrée en vigueur du décret-loi 115 nouveau code de la presse les rend caduques, selon RSF.
Le conflit s’est durci suite aux récentes déclarations d’Ameur Laarayedh, membre du bureau politique du mouvement Ennahda et membre de l’Assemblée constituante, et de Rached Ghannouchi, leader du parti, relative à la “privatisation des médias publics”.
Human Rights Watch appelle à la révision des lois qui infligent des peines de prison pour “atteinte aux bonnes mœurs.”
Lotfi Hajji, le directeur de la chaîne en Tunisie, était venu couvrir le meeting d’une cinquantaine de partis politiques progressistes, du centre et de gauche, et des partis "destouriens", au palais omnisport de Monastir.
Le tribunal a jugé que la publication par le journal de Nasreddine Ben Saida d'une photo d'un mannequin à la poitrine dénudée avec son compagnon d’origine tunisienne constituait une « atteinte aux bonnes mœurs ».
RSF a recensé sept cas d’agressions de journalistes. Une activiste a eu le bras cassé suite à une agression par des policiers.
Nasreddine Ben Saïda encourt une peine allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 120 à 1 200 dinars alors que le nouveau code de la presse qui vient d’entrer en vigueur protège les journalistes de telles peines.
Cet appel intervient après la nomination par le gouvernement de figures de l’ancien régime aux postes de directeurs et de rédacteurs en chef des médias publics.
Des groupes à motivation religieuse ont interrompu des cours, empêché des étudiants de passer leurs examens, confiné des doyens dans leurs bureaux et menacé des enseignantes.
RSF rappelle son opposition au filtrage, procédé qui s'avère inefficace et qui cause toujours le blocage de sites qui ne sont pas, à l'origine, ciblés par cette mesure.
RSF déplore les récentes déclarations du Premier ministre Essebsi qui rend la presse en partie responsable de l'instabilité sociale et politique actuelle.
"La violence déployée par les policiers contre ces journalistes rappelle de mauvais souvenirs, comme si les anciennes méthodes étaient de retour, près de quatre mois seulement après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali", a déclaré RSF.

Lucas Mebrouk Dolega a été touché par un tir de grenade de gaz lacrymogène alors qu'il couvrait les manifestations devant le ministère de l'Intérieur à Tunis.
Peu de temps après l'intervention du président, une levée massive de la censure sur Internet semble avoir été constatée.
"Les journalistes en Tunisie ont raison de montrer leur solidarité avec leurs concitoyens et de s'opposer à la répression violente du droit du peuple d'exprimer ses préoccupations légitimes", a déclaré la FIJ.
Nissar Ben Hassen a été arrêté alors qu'il venait de publier sur Internet une vidéo sur les évènements de Chebba et Moez Jemai fut aspergé de gaz paralysant avant d'être arrêté.
Ces blogueurs auraient été interpellés par la police afin d'être interrogés sur les actes de piratage de sites gouvernementaux par le groupe de hackers militants Anonymous.
RSF demande aux autorités de mettre un terme au filtrage de sites et aux intimidations contre les net-citoyens et blogueurs.
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