Turquie - Alertes
La loi 6325, adoptée le 5 juillet dernier, prévoit la suspension, voire l'abandon, des poursuites judiciaires à l'encontre des journalistes accusés de faire la propagande d'organisations terroristes.
Ahmet Sik a déclaré qu’il prenait cette menace au sérieux et qu’il en accusait « les milieux responsables du complot » qui lui a valu d’être incarcéré pendant un an et accusé de complicité de terrorisme.
RSF espère vivement qu’il s’agit d’un premier pas vers des réformes plus significatives, sans quoi l'impact de l’initiative gouvernementale restera nul.
Le 10 janvier 2012, en première instance, le tribunal de la ville de Copenhague a jugé Roj TV coupable de « soutien aux activités d’une organisation terroriste » de février 2008 à septembre 2010.
Les proches du journaliste assassiné en 2007 et leurs avocats ont quitté la salle en signe de protestation, le 19 septembre, lorsque le procureur a entamé la lecture de son réquisitoire.
La modification de la directive et de la date d'application interviennent alors que le site bianet.org avait saisi le conseil d'Etat sur sa validité.
Plus de 10 000 personnes avaient protesté, le 15 mai, à Istanbul et dans une trentaine de villes, contre la censure d'Internet.
Selon une décision du Bureau des Technologies de l'Information, les utilisateurs d'Internet en Turquie auraient le choix entre quatre options de filtrage.
Le site avait été interdit en mai 2008 pour diffusion de vidéos "offensantes" à l'égard d'Atatürk, fondateur de la République turque.
La première chambre du tribunal de police d'Ankara a rejeté la demande de déblocage de 44 adresses IP permettant d'accéder à YouTube
"Le chantage judiciaire opéré reflète un problème récurrent en Turquie : peu de journalistes osent critiquer les sociétés privées et les groupes financiers par peur des représailles", a déclaré RSF.
Les internautes turcs rencontrent des problèmes d'accès à certains services proposés par Google dont Google Analytics, Google AdWords, Google Docs.
Yaman Akdeniz, professeur en droit d'Internet a porté plainte contre la TIB pour avoir refusé de fournir les statistiques des sites Internet censurés.
L'ancien rédacteur en chef a été condamné à une peine totale de 166 ans et 6 mois de détention.
Baris Yarkadas risque cinq ans de prison en vertu de l'article 299 alinéa 2 du Code pénal sur l'infraction d'insultes au président.
"La liberté d'expression ne pourra réellement progresser dans le pays que lorsque les articles de loi répressifs seront abrogés", a déclaré RSF.
Depuis novembre 2007, à la suite d'une décision administrative, la Direction de la télécommunication a rendu inaccessibles 1 309 sites.
RSF appelle le gouvernement à amender la loi 5651 relative aux délits commis sur lnternet dans le sens d'un plus grand respect de la liberté d'expression.
(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières dénonce la censure des plateformes de blogs hébergées par l'entreprise américaine Google, Blogger ( http://www.blogger.com ) et Blogspot ( http://www.blogspot.com ), sur décision de la première chambre du tribunal de police de Diyarbakir (sud-est de la Turquie). La chaîne de télévision Digitürk leur reproche de mettre en ligne des vidéos qu'elle seule est autorisée à diffuser.
(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières condamne l'entêtement des autorités turques qui censurent les sites de partage de vidéos en ligne YouTube ( http://www.youtube.com ) depuis le 5 mai 2008 et Dailymotion ( http://www.dailymotion.com ) depuis le 2 août.
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