17 mars 2008

Alerte

Trois anciens policiers condamnés pour l'assassinat du journaliste Géorgiy Gongadze


Détails de l'incident

Georgiy Gongadze

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(RSF/IFEX) - A l'issue de leur procès commencé en janvier 2006, les anciens policiers Mykola Protassov, Oleksandr Popovitch et Valeri Kostenko ont été reconnus coupables, le 15 mars 2008, d'être les auteurs matériels de l'assassinat, en 2000, du journaliste Géorgiy Gongadze. La justice a suivi les réquisitions du procureur en condamnant le premier à une peine de treize ans de prison et les deux autres à une peine de douze ans. Reporters sans frontières se félicite de cette décision mais regrette que les commanditaires de cet assassinat n'aient toujours pas été identifiés.

"Nous sommes évidemment satisfaits de ce verdict. Cependant, justice n'a pas été totalement rendue dans l'affaire Géorgyi Gongadze, qui a représenté un traumatisme national. Il reste à identifier et à punir les commanditaires de cet assassinat et la condamnation de trois auteurs matériels ne doit pas signer la fin de l'enquête," a déclaré Reporters sans frontières.

Au début du mois de février, l'adjoint au procureur général d'Ukraine, Mykola Golomsha, avait annoncé qu'il attendait les résultats de l'expertise des enregistrements effectués par l'ancien garde du corps de Leonid Koutchma, Mykola Melnichenko. Dès qu'ils seront connus, le tribunal pourrait porter des accusations officielles contre "certaines personnes" accusées d'avoir organisé l'assassinat de Géorgiy Gongadze.

Géorgiy Gongadze, 31 ans, écrivait de nombreux articles sur des affaires de corruption impliquant des membres du gouvernement de Léonid Koutchma, l'ancien président ukrainien. Il militait activement pour une plus grande liberté de la presse dans son pays et avait créé en avril 2000 un journal en ligne, "Ukrainskaïa Pravda", dont il était rédacteur en chef. Le 16 septembre 2000, Géorgiy Gongadze avait été kidnappé. Le 2 novembre, un corps décapité ainsi qu'un crâne - expertisés comme étant les siens - avaient été retrouvés près de Kiev.



Source:

Reporters sans frontières
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