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RÉGIONS:

Arrestation du directeur de l'information du "Zimbabwe Mirror"



Dans une lettre adressée au ministre de la Communication, Jonathan Moyo, RSF a protesté contre l'arrestation de Wallace Chuma, directeur de l'information de l'hebdomadaire indépendant "The Zimbabwe Mirror". RSF a demandé au ministre de saisir les autorités compétentes afin de procéder à la libération immédiate du journaliste. "La situation de la liberté de la presse est déplorable, le Zimbabwe est devenu un État de non-droit", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. "Les journalistes de la presse indépendante sont sans cesse harcelés alors qu'ils ne font qu'exercer leur droit d'informer. Encore une fois, nous vous demandons de ne pas entraver le travail des journalistes", a-t-il ajouté. RSF a rappelé que le Zimbabwe a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantit la liberté d'expression et notamment "la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations".




Le 21 août 2001, selon les informations recueillies par RSF, Chuma a été arrêté par la police pour un article, publié quelques jours plus tôt, relatif à la responsabilité des anciens combattants de la guerre d'indépendance dans le pillage et le saccage de fermes appartenant aux Blancs (consulter l'alerte de l'IFEX du 22 août 2001). Constantine Chimakure, journaliste du "Zimbabwe Mirror" et auteur de l'article, s'était rendu dans la région du Mashonaland-ouest, où avait eu le pillage de nombreuses fermes. L'article rapporte que seulement deux vétérans ont été arrêtés alors que de nombreux ouvriers agricoles ont été interpellés pour "vol". Le 16 août, face à la multiplication des attaques, 300 fermiers blancs ont été évacués avec leurs familles du Mashonaland-ouest.

RSF a rappelé que le 14 août, six journalistes du quotidien indépendant "Daily News" avaient été arrêtés (consulter les alerts de l'IFEX des 17, 16 et 15 août 2001). On leur reprochait la publication d'un article intitulé "Des véhicules de la police utilisés dans le pillage des fermes" et dans lequel le journal affirmait que des sympathisants du ZANU-PF (parti au pouvoir) et des anciens combattants utilisaient des véhicules de la police pour piller et saccager des fermes de Blancs. Les journalistes ont été libérés le 15 août, sur ordre de la Haute Cour. Ils sont inculpés de "publication de fausses nouvelles".

Enfin, RSF est extrêmement préoccupée par l'existence d'une "liste noire" de journalistes établie par les autorités zimbabwéennes. "La paranoïa du gouvernement qui voit en chaque journaliste un espion potentiel fait courir un grand risque à tous les professionnels de la presse", a déclaré Ménard.



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