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LE CJFE REND HOMMAGE À UN JOURNALISTE SOUDANAIS ET À UN JOURNALISTE ZIMBABWÉEN

Un journaliste soudanais détenu à Guantánamo depuis plus de six ans, et un reporter zimbabwéen qui a révélé quelques-uns des sales tours du président Robert Mugabe pour maintenir son emprise sur le pays sont les lauréats de cette année des Prix internationaux de la Liberté de la presse, que décernent les Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE).

Sami al-Haj a été libéré de Guantánamo en mai, après avoir été détenu sans accusation ni procès depuis décembre 2001. Il a été arrêté par les forces de sécurité pakistanaises près de la frontière afghane, pendant qu'il couvrait pour Al Jazirah la guerre menée par les États-Unis pour évincer les Talibans, puis remis à l'armée américaine. Aucune accusation n'a été portée contre lui - bien qu'il ait été accusé d'être un « combattant ennemi », travaillant comme transporteur d'argent pour des groupes armés et collaborant avec al-Qaïda.

Al-Haj était le seul journaliste connu à être détenu à Guantánamo. Pendant sa détention, on lui a ordonné de devenir informateur contre Al Jazirah en échange de sa liberté et d'un passeport américain. Mais il a refusé, et plutôt entamé une grève de la faim d'un an.

Al-Haj est maintenant chez Al Jazirah producteur des nouvelles sur les libertés et les affaires des droits de la personne.

Reporter au « Zimbabwe Independent » et journaliste indépendant au « Globe and Mail » du Canada, Shakeman Mugari a critiqué ouvertement le gouvernement du Zimbabwe pour ses abus de pouvoir et son incapacité à améliorer les conditions de plus de 80 pour 100 des Zimbabwéens qui vivent dans la pauvreté. Dans un reportage publié en avril dans le « Washington Post », Mugari a démasqué au Zimbabwe une junte militaire au travail, qui écrase les partis d'opposition afin de garder Mugabe au pouvoir.

Mugari voit le journalisme comme le moyen de faire ressortir les problèmes auxquels le Zimbabwe est confronté, et comme sa propre contribution personnelle à la lutte pour libérer le pays. Lui et ses collègues au journal « The Independent » travaillent depuis deux ans sans salaire.

Le CJFE honore également le journaliste canadien Jim Poling de Hamilton, en Ontario, en lui décernant le prix Vox Libera pour reconnaître son attachement de longue date à la liberté de la presse. En tant que directeur et rédacteur en chef des nouvelles au quotidien « The Hamilton Spectator », Poling a mis sur pied des internats de deux ans pour les journalistes formés à l'étranger qui vivent au Canada.

« Cette année nous rendons hommage à trois journalistes qui n'ont jamais compromis leurs principes ni leur intégrité journalistique », a déclaré Carol Off, présidente du Comité des récompenses du CJFE. « Nos lauréats incarnent l'essence véritable du journalisme et de la lutte contre la censure - leurs efforts envoient un puissant message, celui que la vérité ne peut être réduite au silence. »

Les récompenses seront présentées à l'occasion d'une cérémonie à Toronto le 8 décembre. L'événement de cette année braquera en outre les projecteurs sur les difficultés que rencontrent les photojournalistes et les vidéographes dont les images font voir les horreurs de la guerre et de la répression.

Pour plus de renseignements sur les lauréats, y compris la liste des personnes mises en nomination, aller à : http://www.cjfe.org/awards06/about.html

(29 octobre 2008)

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