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La chaîne de télévision Al-Jazira International interdite de diffusion

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières dénonce la censure des programmes d'Al-Jazira International, imposée par le ministère de l'Information et de la Culture. Le ministre Karim Khuram a accusé la chaîne "d'infliger un coup meurtrier à l'ordre culturel en questionnant l'autorité du gouvernement" et Lemar TV, une chaîne locale, de diffuser ces programmes dans l'illégalité.

"Nous demandons que la diffusion d'Al-Jazira International reprenne au plus vite. Les accusations du ministre à l'encontre de la chaîne sont déplacées et dépourvues de fondements. Il est évident que cette décision fait partie d'une démarche plus large d'une partie du gouvernement qui tente d'étouffer toute voix susceptible de ne pas répondre à ses attentes. Nous ne saurons l'accepter," a déclaré l'organisation.

Le 5 avril 2007, Karim Khuram s'est adressé au ministère de la Justice. Le ministre a accusé les programmes d'Al-Jazira International diffusés durant le Mawlid (l'anniversaire du prophète Mahomet) de ne pas être suffisamment "islamiques". D'autre part, le ministre a affirmé que Lemar TV diffusait les programmes d'Al-Jazira International sans autorisation. Enfin, il a affirmé que Lemar TV ainsi que Tolo TV n'ont pas payé leurs taxes. La première fois que Karim Khuram s'en était remis au ministère de la Justice afin que Lemar TV interrompe la diffusion des programmes d'Al-Jazira International, le ministre de la Justice avait rejeté sa demande. Après enquête, ce dernier avait indiqué que la chaîne "n'avait rien de criminel."

Le 7 avril 2007, le directeur de Lemar TV, Saad Mohseni, a reçu une note d'instruction du ministre de la Justice, l'ordonnant de cesser immédiatement toute diffusion des programmes d'Al-Jazira International. Dans une déclaration à Reporters sans frontières, Saad Mohseni a déclaré que "Lemar TV cesserait de diffuser les programmes d'Al-Jazira dans le seul but d'éviter des représailles violentes de la part des forces de l'ordre et s'en remettait au bon jugement du Président afin de mettre un terme à ce conflit." Il a également rappelé que les programmes étaient diffusés en toute légalité et n'étaient en aucun cas blasphématoires.

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