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Le journaliste Sayed Perwiz Kambakhsh libéré

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières est extrêmement soulagée d'apprendre la libération du journaliste Sayed Perwiz Kambakhsh. Condamné à mort puis à vingt ans de prison, le jeune homme avait été accusé d'avoir téléchargé un document sur le droit des femmes et l'islam. De peur de représailles, il a été accueilli par un pays étranger.

"Nous saluons avec émotion la libération de Perwiz Kambakhsh. Il est urgent qu'il puisse reconstruire sa vie après pratiquement deux ans de détention. Nous saluons la mobilisation, en Afghanistan et partout dans le monde, des défenseurs de la liberté d'expression qui n'ont eu de cesse de défendre son innocence. L'affaire Perwiz Kambakhsh restera comme une bavure judiciaire entachée d'intolérance religieuse, de mauvais traitements policiers et d'incompétence de certains magistrats. Ce cas devrait inciter les autorités afghanes à mettre fin à la politisation du délit de 'blasphème', afin que l'article 130 de la Constitution afghane ne soit plus utilisé dans des affaires de délits d'opinion", a affirmé Jean-François Julliard, secrétaire général de l'organisation.

Le 7 septembre 2009, l'avocat de Perwiz Kambakhsh a confirmé à Reporters sans frontières que son client avait été libéré de prison. Le président Hamid Karzaï avait signé sa grâce il y a quelques semaines.

De nombreux gouvernements sont intervenus en faveur de Perwiz Kambakhsh auprès des autorités afghanes. Le quotidien britannique "The Independent" avait collecté plus de 100 000 signatures en faveur de Perwiz Kambakhsh. Reporters sans frontières avait remis une pétition de plusieurs milliers de noms à un conseiller du chef de l'Etat afghan à Kaboul.

Une délégation de Reporters sans frontières avait rencontré Perwiz en février 2009 dans le centre de détention provisoire de Kaboul. Voir l'interview :
http://www.dailymotion.com/video/x8nks6_perwiz-kambakhsh-rsf_news

Sayed Perwiz Kambakhsh, étudiant en journalisme à l'université de Balkh et reporter pour le journal "Jahan-e-Naw" ("Le Monde nouveau"), a été arrêté, le 27 octobre 2007, pour "blasphème et diffusion de propos diffamatoires à l'encontre de l'islam". Sous la pression répétée du Conseil des mollahs et des autorités locales, ce journaliste de 23 ans avait été condamné à la peine de mort, le 22 janvier 2008, à l'issue d'un procès devant un tribunal de Mazar-i-Charif. Il avait été torturé par les forces de sécurité pour lui faire avouer son crime.

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