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Les reporters français sont libérés après 18 mois

Plus de 15 000 personnes ont contribué à monter la mosaïque virtuelle des journalistes français Hervé Ghesquière (à gauche) et Stéphane Taponier (à droite) dans une campagne de RSF
Plus de 15 000 personnes ont contribué à monter la mosaïque virtuelle des journalistes français Hervé Ghesquière (à gauche) et Stéphane Taponier (à droite) dans une campagne de RSF

Exactement 18 mois après avoir été enlevés dans le nord-est de l'Afghanistan, les journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier et leur interprète afghan ont été libérés, annoncent Reporters sans frontières (RSF) et les dépêches.

Le 29 décembre 2009, Taponier et Ghesquière ont été enlevés dans le village de Umar Khel, en Afghanistan, en même temps que trois associés afghans, tandis qu'ils essayaient de couvrir le conflit pour le compte de la chaîne de télévision française France 3.

Dans une déclaration rendue publique aujourd'hui, le bureau du Président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé que « le Président de la République se réjouit de la libération de nos deux compatriotes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ainsi que de leur interprète Reza Din ».

Le Premier ministre François Fillon a déclaré devant le Parlement que les deux journalistes étaient en bonne santé et qu'ils rentreraient en France sous peu.

On ne sait rien encore des allées et venues de Ghulam et Sattar, leurs accompagnateur et chauffeur afghans.

« Nous sommes grandement soulagés par cette nouvelle, que nous n'avions jamais cessé d'espérer tout au long des 547 jours de captivité des otages », a déclaré le secrétaire-général de RSF, Jean-François Julliard. « Nos récents entretiens avec les autorités afghanes et les responsables français en charge du dossier laissaient entrevoir un espoir de libération prochaine. »

Une délégation de RSF a séjourné à Kaboul du 20 au 25 juin dans le but d'évaluer la situation des otages.

Ghesquière est spécialisé dans le reportage de guerre. Il a couvert le conflit des Balkans et a réalisé des reportages d'enquête partout dans le monde, du Cambodge au Sahara occidental, territoire contesté. Pour sa part, Taponier a couvert la guerre en Irak et plusieurs conflits du continent africain. Depuis 2000, il s'est rendu régulièrement en Afghanistan.

L'Elysée a immédiatement informé les familles des journalistes, qui participaient à un rassemblement de soutien au coeur de Paris. Le rassemblement comprenait une présentation de RSF qui recréait leurs conditions de détention.

RSF a recréé les conditions de détention des otages lors d’un rassemblement tenu à Paris pour marquer les 18 mois de captivité des journalistes
RSF a recréé les conditions de détention des otages lors d’un rassemblement tenu à Paris pour marquer les 18 mois de captivité des journalistes

RSF

Selon les reportages français, on croyait que Ghesquière et Taponier avaient été capturés par un militant local avant d'être remis à un commandant ayant des liens avec la Shura de Quetta, une organisation composée de la haute direction des Talibans. On ne sait rien encore d'un marché qui serait intervenu ou d'une rançon qui aurait été versée pour obtenir la libération des journalistes.

La captivité de 18 mois marque la détention la plus longue d'un journaliste français sur le terrain depuis la Guerre civile au Liban. Les stations de radio et de télévision de France concluaient invariablement leurs émissions d'informations par le compte des jours de captivité des journalistes.

D'après RSF, l'Afghanistan reste l'un des pays les plus dangereux du monde pour le personnel des médias, et les journalistes afghans paient un lourd tribut pour travailler avec les médias étrangers. Depuis 2009, au moins 15 journalistes ont été enlevés par des groupes criminels ou d'insurgés en Afghanistan.

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