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Un projet afghan donne une voix aux écrivaines

Les femmes poètes et les écrivaines d'Afghanistan se sont donné une voix internationale grâce au Projet d'écriture des femmes afghanes (Afghan Women's Writing Project, AWWP), apprend-on dans le dernier numéro du magazine « Sampsonia Way », parrainé par le groupe sans but lucratif City of Asylum/Pittsburgh. Au moyen d'une série d'ateliers d'écriture en ligne menés à distance par des écrivains américains, des femmes afghanes sont en mesure de publier leur vécu sous forme de poèmes, d'essais et de commentaires publiés sur le site web de l'AWWP.

Le site web est le fruit des voyages que la journaliste Masha Hamilton a effectués en Afghanistan en 2004 et en 2008, où elle a recherché des histoires de femmes qui n'étaient pas racontées. De retour aux États-Unis, elle a créé des ateliers d'écriture en ligne pour quelques-unes des femmes qu'elle avait rencontrées dans ses voyages, à partir de sa table de cuisine à Brooklyn. Elle a recruté par la suite d'autres écrivaines américaines pour travailler comme mentors.

« Tabasom, dont le nom de famille est tenu secret afin de protéger son identité, écrit ses poèmes en secret, puis marche pendant quatre heures à travers un territoire sous le contrôle des talibans pour avoir accès à une connexion Internet », écrit Elizabeth Hoover. Seul le frère de Tabasom sait qu'elle écrit; elle pourrait être battue ou tuée si les autres l'apprenaient.

L'AWWP a pu finalement ouvrir la « Hutte des Femmes qui écrivent » à Kaboul, un petit immeuble d'habitation doté d'ordinateurs et branché sur Internet, où les femmes écrivaines « qui ne se connaissaient au début que par leurs noms de plume peuvent se réunir en personne pour prendre le thé, lire des livres et partager leur travail », écrit Hoover.

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