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L'OTAN admet avoir abattu un journaliste de la BBC

Le journaliste Ahmed Omed Khpulwak de la BBC a été abattu en Afghanistan dans un incident où il y a eu erreur sur la personne, où un soldat américain l’a confondu avec un kamikaze, indique l’OTAN
Le journaliste Ahmed Omed Khpulwak de la BBC a été abattu en Afghanistan dans un incident où il y a eu erreur sur la personne, où un soldat américain l’a confondu avec un kamikaze, indique l’OTAN

BBC

L'OTAN a admis avoir abattu en juillet en Afghanistan un journaliste de la BBC, croyant erronément qu'il s'agissait d'un kamikaze, selon ce que rapportent la Fédération internationale des journalistes (FIJ), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF).

Ahmed Omed Khpulwak, qui était reporter au service en langue pachtoune de la BBC, se trouvait parmi au moins 19 personnes qui ont perdu la vie le 28 juillet, lorsque des insurgés ont attaqué de multiples objectifs, dont un complexe gouvernemental et les installations de Radio-Télévision Afghanistan (RTA) à Tarin Kot, province d'Oruzgan.

Dans une déclaration publiée le 8 septembre, la Force d'assistance à la sécurité internationale (ISAF), sous la direction de l'OTAN, a annoncé que Khpulwak avait été abattu par un soldat américain qui l'a pris pour un insurgé qui s'apprêtait à faire exploser un engin, disent les membres.

La déclaration poursuit en disant que les forces armées des États-Unis croyaient que le reporter avait ouvert le feu dans leur direction, pour constater par la suite qu'il n'était pas armé. D'après certaines dépêches, le journaliste tentait de produire sa carte de presse quand il a été tué.

Le dossier indique qu'un saoldat de l'armée américaine, qui n'a pas été identifié, avait agi « de manière raisonnable dans les circonstances » quand il a fait feu sur le reporter pigiste. Khpulwak a été atteint de 11 projectiles.

« Nous prenons acte de l'aveu de l'ISAF, mais nous prions toutes les parties au conflit de s'assurer que les installations des médias ne sont pas transformées en zones de combat », dit la FIJ. « Ce tragique incident doit être correctement évalué afin de servir de leçon en prévision des interventions à venir sur les lieux où travaillent les journalistes et le personnel des médias. »

Selon la FIJ, ce dernier incident mortel montre l'urgence de trouver des moyens pour donner aux journalistes une protection convenable. La FIJ entend exercer des pressions pour obtenir des mesures concrètes ainsi que l'engagement des gouvernement de protéger les médias lors de la réunion inter-agences des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité, qui a lieu cette semaine à Paris.

La BBC a reconnu que la clarification de l'ISAF a mis fin à « une période d'incertitude ». En dépit de l'aveu, cependant, l'Afghanistan présente un dossier catastrophique en matière de lutte contre l'impunité. Le pays arrive en 2011 au sixième rang à l'Index de l'Impunité du CPJ, qui met en lumière les pays où les journalistes sont régulièrement tués et où les gouvernements négligent d'enquêter.

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