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Les membres de l'IFEX pressent les dirigeants de l'Union africaine d'assurer la sécurité des journalistes

Le 15e Sommet de l'Union Africaine (UA) qui s'est tenu la semaine dernière à Kampala, en Ouganda, a désigné l'année 2010 « Année de la Paix et de la Sécurité en Afrique ». La Fédération internationale des journalistes (FIJ) ainsi que 36 autres syndicats et associations de journalistes ont saisi l'occasion pour faire parvenir une lettre à l'UA, pressant les chefs de gouvernements de faire de la sécurité des journalistes africains une priorité. Parmi les signataires de la lettre, on compte la Fédération des journalistes africains (FJA), l'Institut des médias d'Afrique australe (Media Institute of Southern Africa, MISA), le Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists, NUSOJ) et l'Association des Journalistes d'Afrique de l'Est (Eastern Africa Journalists Association, EAJA).

Un grand nombre de communautés d'Afrique sont aux prises avec des conflits, armés et non armés, et la lettre dit que les journalistes africains sont visés s'ils tentent de rapporter des affaires de corruption, d'anarchie et d'illégalité, d'insurrections civiles ou de trafic de drogue. « Leur seul crime, c'est de défendre le droit de savoir des Africains, c'est leur détermination à dénoncer toutes les formes de corruption et leur conviction que chacun doit jouir du droit à la libre expression. »

L'an dernier, 13 journalistes africains ont été assassinés, neuf d'entre eux en Somalie. Cette années, trois journalistes ont été assassinés au Nigéria, un en Somalie, un au Rwanda et un en Angola. Les journalistes risquent l'arrestation et la torture, et perdent aussi la vie dans des échanges de tirs lors de conflits armés. Ils sont blessés, déplacés ou atteints psychologiquement, rien que pour avoir tenté de pratiquer leur profession. Un grand nombre des auteurs de ces meurtres jouissent d'une impunité totale.

« Si l'Année de la Paix et de la Sécurité doit avoir un sens durable, il faut que les leaders africains fassent davantage pour que le journalisme devienne plus sûr et qu'il fasse cesser l'injustice que constitue l'impunité », dit la lettre.

Même dans le cadre du Sommet de l'UA, la liberté de la presse a été violée. D'après le Réseau des droits de la personne pour les journalistes (HRNJ-Ouganda), membre par intérim de l'IFEX, un journaliste de la radio qui assistait au Sommet a été arrêté le 19 juillet par la Brigade de la Garde présidentielle. Rogers Matovu, 22 ans, a été relâché le 24 juillet au milieu de la nuit. Aucun motif de détention n'a été fourni.

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